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eût été préjudiciable. Les villes elles-mêmes n’étaient pointd’accord entre elles. La vieille rivalité deBurgos et de To-lède se réveilla; la première se soumit au roi, qui luiassurait la franchise de ses marchés 1 . Les commuherosdivisés n’avaient plus d’espoir que dans le secours de l’ar-mée française qui avait envahi la Navarre. Mais avantd’avoir pu opérer leur jonction avec elle, ils furent atteintsparles léales, et entièrement défaits [152l].D. Juan dePadilla, le héros de la révolution, chercha la mort dans lesrangs ennemis; mais il fut démonté, blessé, pris et décapitéle lendemain. Avant de mourir, il envoya à sa femme, D. Ma-ria Pacheco, les reliques qu’il portait au cou, et écrivit safameuse lettre à la ville de Tolède : « A toi, la couronne« de l’Espagne et la lumière du monde, à toi, qui fus libre« dès le temps des Goths, et qui as versé ton sang pouro assurer ta liberté et celle des cités voisines, ton fils légi-« time, Juan de Padilla, te fait savoir que par le sang de« son corps tes anciennes victoires vont être rafraîchies et« renouvelées, etc. 3 » La réduction de la Castille entraînacelle du royaume de Yalence et de toutes les provincesrévoltées. Mais Charles-Quint, instruit par une telle leçon,respecta dès lors l’orgueil des Espagnols, affectant de par-ler leur langue, résidant le plus souvent parmi eux, et mé-nageant, dans ce peuple héroïque, l’instrument avec lequelil voulait soumettre le monde.
1 Sepulveda. tom. i, pag. 53.
* Sandova), in-fol. 1681, liv. ix. g 22, pag. 356.