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Pays-Bas (1481). Maximilien lui-même devient, par soninconséquence et sa pauvreté, la risée de l’Europe, courantsans cesse de la Suisse aux Pays-Bas, et d'Italie en Alle-magne, emprisonné par les gens de Bruges» battu par lesVénitiens, et notant exactement ses affronts dans son livrerouge. Mais il recueille les successions du Tyrol, de Goritz,et une partie de celle de Bavière. Son fils, Philippe le Beau,souverain des Pays-Bas, épouse l’héritière d’Espagne (1496);un de ses petits-fils (traité de 1515) doit épouser la sœurdu roi de Bohême et de Hongrie.
Pendant que la maison d’Autriche prépare ainsi sa futuregrandeur, l’Empire essaie de régulariser sa constitution. Letribunal désormais permanent de la Chambre impériale(1495) doit faire cesser les guerres privées, et substituer unétat de droit à l’état de la nature qui règne encore parmi lesmembres du corps germanique. La division des Cercles doitfaciliter l’exercice de cette juridiction. Un conseil de régenceest destiné à surveiller et à suppléer l’Empereur (1500).Les électeurs refusent longtemps d’entrer dans cette orga-nisation nouvelle. L’Empereur oppose le conseil Aulique àla Chambre impériale (1501', et ces institutions salutairessont affaiblies dès leur naissance.
Cette absence d’ordre, ce défaut de protection avaientobligé successivement les parties les plus éloignées de l’Em-pire à former des confédérations plus ou moins indépen-dantes, ou à chercher des protections étrangères. Telle futla situation de la Suisse, de l’ordre Teutonique, des liguesdu Rhin et de la Souabe, de la ligue Hanséatique.
La même époque voit l’élévation des Suisses et la déca-dence de l’ordre Teutonique. La seconde de ces deux puis-sances militaires, espèce d’avant-garde que le génie belli-queux de l’Allemagne avait poussée jusqu’au milieu desSlaves, fut obligée de soumettre au roi de Pologne la Prusse,que les chevaliers Teutons avaient conquise et convertiedeux siècles auparavant (traité de Thorn, 1466).