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On ne sait si on doit admirer davantage l’audace desconquérants de l’Amérique, ou détester leur férocité. Ilsavaient découvert en quatre expéditions les côtes de la Flo-ride, du Yucatan et du Mexique, lorsque Fernand Cortezpartit de l’île de Cuba pour de nouvelles expéditions dansle Continent [1519], « Ce simple lieutenant du gouverneurd’une île nouvellement découverte, suivi de moins de sixcents hommes, n’ayant que dix-huit chevaux et quelquespièces de campagne, va subjuguer le plus puissant état del’Amérique. D’abord il est assez heureux pour trouver unEspagnol qui, ayant été neuf ans prisonnier à Yucatan,sur le chemin du Mexique, lui sert d’interprète. Cortezavance le long du golfe du Mexique, tantôt caressant lesnaturels du pays, tantôt faisant la guerre. Il trouve desvilles policées où les arts sont en honneur. La puissante ré-publique de Tlascala, qui llorissait sous un gouvernementaristocratique, s’oppose à son passage; mais la vue des che-vaux, et le bruit seul du canon, mettaient en fuite ces mul-titudes mal armées. Il fait une paix aussi avantageusequ’il le veut; six mille de ses nouveaux alliés de Tlascalal’accompagnent dans son voyage du Mexique. 11 entre danscet empire sans résistance, malgré les défenses du souve-rain; ce souverain commandait cependant, h ce qu’on dit,à trente vassaux, dont chacun pouvait paraître à la tête decent mille hommes armés de flèches et de ces pierres tran-chantes qui leur tenaient lieu de fer. »
« La ville de Mexico, bâtie au milieu d’un grand lac,était le plus beau monument de l’industrie américaine ; des
leurs foicos. Un préire nommé Ucagna lira un enfant du l'eu où on l'avaitjeté; un Espagnol survint, qui le lui arracha et l'v rejeta. Cet hommeest mort subitement le lendemain, et j’ai été d’avis qu’on ne devait pointl’enterrer. — 1$2. Je proteste sur ma conscience et devant Dieu que jen’ai point exagéré de la dix-miilièmc partie tout ce qui s’est fait et sefrit encore. DJi.Terminé à Valence, lô-ri, 8 décembre.—Voyez aussi l’ou-vrage intitulé : Aqui se contiens «no disputa, o c.onlroversia , entre etObispo don fray liarlotome de /ms Casas, Obispo que fuc de la ciudadréal de Cliiapa y el doclor Gincs de liepulveda, Chronista del empe-rador nuestro, sobre que el doctor cottlendia que tas conquislas delas India s cran licitas. 1550, YaUadolid.