inouïs de Codez? Celui qu’eut Colombo; il fut persécuté.Malgré les titres dont il fut décoré dans sa patrie, il y futpeu considéré; à peine put-il obtenir une audience deCharles-Quint. Un jour il fendit la presse qui entourait lecoche de l’Empereur, et monta sur l’étrier de la portière.Charles demanda quel était cet homme : « C’est réponditCortez, celui qui vous à donné plus d’états que vos pèresne vous ont laissé de villes. »
Cependant les Espagnols cherchaient de nouvelles terresà conquérir et à dépeupler. Magalhaens avait tourné l’Amé-rique méridionale, traversé l'Océan pacifique et fait le pre-mier le tour du monde. Mais le plus grand état américain,après le Mexique, restait encore à découvrir. Un jour queles Espagnols pesaient quelques parcelles d’or, un Indien,renversant les balances, leur dit qu’à six soleils de marchevers le midi, ils trouveraient un pays où l’or était assezcommun pour servir aux plus vils usages. Deux aventuriers,Pizarre et Almsgro, un enfant trouvé et un gardeur de pour-ceaux devenu soldat, entreprirent la conquête de ces vastescontrées que les Espagnols ont désignées par le nom dePérou.
« Du pays de Cusco et des environs du tropique du ca-pricorne jusqu’à la hauteur de 1 île des Perles, un seul roiétendait sa domination absolue dans l’espace de près detrente degrés : il était d’une race de conquérants qu’on ap-pelait Incas. Le premier de ces Incas, qui avait subjugué lepays, et qui lui imposait des lois, passait pour le fils du So-leil. Les Péruviens transmettaient les principaux faits à lapostérité par des nœuds qu’ils faisaient à des cordes. Ilsavaient des obélisques, des gnomons réguliers pour mar-quer les points des équinoxes et des solstices. Leurs annéesétaient de trois cent soixante-cinq jours. Ils avaient élevédes prodiges d’architecture et taillé des statues avec un artsurprenant. C’était la nation la plus policée et la plus in-dustrieuse du Nouveau-Monde.
« L’Inca fluescar, père d’Atabalipa, dernier Inca, sousqui ce Vaste empire fut détruit, l’avait beaucoup augmenté