CHAPITRE XX.
Des Letikes, des Sciences eï des arts, au siEcle de Louis XIV.
Le génie des lettres et des arts brille encore dans lesétats du Midi pendant la première moitié du dix-huitièmesiècle. Le génie de la philosophie et des sciences éclaire lesétats du Nord, surtout dans la seconde. La France, placéeentre les uns et les autres, réunit seule cette double lu-mière, étend sur tous les peuples policés la souveraineté desa langue, et se place désormais à la tète de la civilisationeuropéenne.
§ L — France.
La France, comme l’Italie, a son grand siècle littéraireaprès de longues agitations. — Un monarque, objet de l’en-thousiasme national, anime et encourage le génie. — L’es-prit religieux est, à cette époque, la première inspirationdes lettres. La religion, entre les attaques du seizième siècleet celles du dix-huitième, anime ses défenseurs d’une formetoute nouvelle. — Les lettres reçoivent en outre une im-pulsion particulière de Vesprit social, naturel aux Fran-çais, mais qui ne peut se développer que par les progrès del’aisance et de la sécurité ; c'est à ce caractère que la litté-rature française doit sa supériorité dans la poésie dramati-que et dans tous les genres de peintures de mœurs.— Unecapitale, une cour, sont l’arbitre du mérite littéraire ; il y