RICHESSES SOUTERRAINES.
13
toutefois en ce sens seulement qu’elles ne pourrontêtre exploitées que de son consentement et sous sasurveillance, la loi révoque, en grande partie, cettedéclaration de principe par des rétractations dedétail; notamment, parla réserve qui termine l’ar-ticle 1 CT , et qui accorde aux propriétaires de la sur-face la jouissance des mines susceptibles d’être ex-ploitées, ou à tranchée ouverte, ou avec fosse etlumière jusqu’à cent pieds de profondeur, et parl’article 3, qui veut que les propriétaires de la sur-face aient toujours la préférence et la liberté d’ex-ploiter les mines qui pourront se trouver dans leursfonds, et que la permission ne puisse leur en êtrerefusée lorsqu’ils la demanderont.
Un arrêté du Directoire exécutif du 3 nivôsean VI, conséquence nécessaire des dispositions quiobligeaient déjà les demandeurs en concession etpermission à justifier de leurs facultés et des moyensd’assurer l’exploitation (1), porte ce qui suit : « Le» Directoire exécutif, considérant que les conces-» sions et permissions d’exploiter les mines et sali-» nés et d’établir des usines ont pour objet d’em-» pêcher les richesses minérales de la République» de devenir la proie de l’ignorance et de la cupi-» dité, et qu’en conséquence la loi a assujetti, entre« autres choses, les demandeurs en concession et» permission àjustifier dcleursfacultéset des moyens» qu’ils emploient pour assurer l’exploitation; con-
(1) Loi du 12 juill. 1791, art. 9.