TITRE V.
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d’utilité. Les lignes d’arbres qui les bordent serventde points de repère pour la reconnaissance de leurslimites (1); dans les temps de neiges ou d’inonda-tions, elles indiquent la direction dû chemin; dansles chaleurs, elles procurent aux voyageurs et auxchevaux une ombre bienfaisante; en toute saison,elles protègent et favorisent la marche des piétons ;enfin, à ces considérations qui se rattachent toutesà l’intérêt spécial de la voirie, se joint un autre in-térêt non moins précieux, celui de l’accroissementde notre richesse forestière (2) en essences parti-culièrement propres aux besoins de l’artillerie, de lamarine et du charronnage (3). De là, en principe,l’obligation imposée aux riverains de planter, à leursfrais, les bords des routes qui en sont susceptibles.— Mais, dans l’exécution, le choix et l’ordonnancede ces plantations ne seraient pas abandonnés sansdanger au libre arbitre, soit des propriétaires eux-mêmes, soit des autorités locales inférieures. Cer-taines essences d’arbres pourraient avoir l’incon-vénient d’entretenir sur les routes une humiditépermanente et de les dégrader; d’autres, celui dedétériorer, par l’action souterraine de leurs racines,les ouvrages d’art, tels que les aqueducs, les murs
(1) Ord. de Blois, de mai 1579, art. 356.
(2) Préamb. de l’arrêt du conseil du 3 mai 1720.
(3) Rapp. de M. Jacquinot de Pampelune sur le projet qui estdevenu la loi du 12 ma 1825; au Répert. de M. Favart, v° Voi-rie , sect. i, § i, n° xit.