CHANT IV.
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Loin du faste de Rome, et des pompes mondaines,Des temples consacrés aux vanités humaines,
Dont l’appareil superbe impose à l’univers,L’humble religion se cache en des déserts :
Elle y vit avec Dieu dans une paix profonde;Cependant que son nom , profané dans le monde,Est le prétexte saint des fureurs des tyrans,
Le bandeau du vulgaire, et le mépris des grands.Souffrir est son destin, bénir est son partage;
Elle prie en secret pour l’ingrat qui l’outrage ;
Sans ornement, sans art, belle de ses attraits,
Sa modeste beauté se dérobe à jamaisAux hypocrites yeux de la foule importuneQui court, à ses autels, adorer la fortune.
Sou ame pour Henri brûlait d’un saint amour;Cette fille des cieux sait qu’elle doit un jour,Vengeant de ses autels le culte légitime,
Adopter pour son fils ce héros magnanime:
Elle l’en croyait digne, et ses ardents soupirsHâtaient cet heureux temps trop lent pour ses désirs.Soudain la politique et la discorde impieSurprennent enftsecret leur auguste ennemie.
Elle leve à son Dieu ses yeux mouillés de pleurs :
Son Dieu, pour l’éprouver, la livre à leurs fureurs,(ies monstres, dont toujours elle a souffert l’injurerDe ses voiles sacrés couvrent leur tête impure,Prennent ses vêtements respectés des humains,
Et courent dans Paris accomplir leurs desseins.
D’un air insinuant l’adroite politiqueSe glisse au vaste sein de la Sorbonne antique;
C’est là que s’assemblaient ces sages révérés.
Des vérités du ciel interprètes sacrés,