LA H EN RI A DE.
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CHANT IX.
ARGUMENT.
Description du temple de l’amour : la discorde imploreson pouvoir pour amollir le courage de Henri IV. Cehéros est retenu quelque temps auprès de madamed’Estrée, si célébré sous le nom de la belle Gabrielle.Mornay l’arrache à son amour, et le roi retourne à sonarmée.
S u r les bords fortunés de l’antique Idalie,
Lieux où finit l’Europe, et commence l’Asie,
S’élève un vieux palais respecté par les temps :
La nature en posa les premiers fondements ;
Et l’art, ornant depuis sa simple architecture,
Par ses travaux hardis surpassa la nature.
Là, tous les champs voisins, peuplés de myrtes verds,N’ont jamais ressenti l’outrage des hivers.
Par-tout on voit mûrir, par-tout on voit écloreEt les fruits de Pomone et les présents de Flore ;
Et la terre n’attend, pour donner ses moissons,
Ni les vœux des humains,ni l’ordre des saisons.I/homme y semble goûter, dans une paix profonde ,Tout ce que la nature, aux premiers jours du monde,De sa main bienfaisante accordait aux humains,
TJn éternel repos, des jours purs et sereins ,
Les douceurs, les plaisirs que promet l’abondance,