CHANT IX.
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A peine a-t-on passé sous leur fatal ombrage,
Par des liens secrets on se sent arrêter ;
On s’y plaît, on s’y trouble , on ne peut les quitter.On voit fuir sous cette ombre une onde enchanteresse ;Les amants fortunés, pleins d’une douce ivresse,
Y boivent à longs traits l’oubli de leur devoir.L’amour, dans tous ces lieux, fait sentir son pouvoir;Tout y paraît changé ; tous les cœurs y soupirent :Tous sont empoisonnés du charme qu’ils respirent ;Tout y parle d’amour. Les oiseaux dans les champsRedoublentleurshaisers, leurs caresses .leurs chants.Le moissonneur ardent, qui court avant l’auroreCouper les blonds épis que l’été fait éclore ,
S’arrête, s’inquiète, et pousse des soupirs :
Sou cœur est étonné de ses nouveaux désirs ;
Il demeure enchanté dans ces belles retraites ,
Et laisse, en soupirant, ses moissons imparfaites.Près de lui , la bergere, oubliant ses troupeaux,
De sa tremblante main sent tomber ses fuseaux.Contre un pouvoir si grand qu’eût pu faire d’Estree?Par un charme indomtable elle était attirée;
Elle avait à combattre, en ce funeste jour,
Sa jeunesse, son cœur, un héros, et l’amour.
Quelque temps de Henri la valeur immortelle «i* *»Vers ses drapeaux vainqueurs en secret le rappelle:»Une invisible main le retient malgré lui. •
Dans sa vertu première il cherche un vain appui 3Sa vertu l’abandonne ; et son ame enivréeN’aime, ne voit, n’entend, ne connaît «que-d?E«trée'.
Loin de lui cependant tons ses ohefs étdhnés d;
Se demandent leur prince i e4 restent consternés. *
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