DU CHANT V. 223
de la Saint-Bartiiélemi, comme l’ont écrit plusieurs his-ioriens; car cette maison n’était point encore bâtie dutemps de la Saint-Barthélemi.
NOTES DU CHANT YI.
(Page io4» relativement aux chants Vr et VIT. )
Le sixième et le septième chants sont ceux où M. deVoltaire a fait le plus de changements. Celui qui était lesixième dans la première édition de i 7 'à 3 , est le septièmedans l’édition de Londres in-4°*> et dans les autres quil’ont suivie; et le commencement de ce chant est tiré duchant neuvième de l’édition de 172 . 3 . Comme ou a plusd’égard dans un poème épique à l’ordonnance du des-sein qu’à la chronologie, on a placé immédiatement aprèsla mort de Henri TU les états de Paris, qui ne se tinrenteffectivement que quatre ans après.
Selon la vérité de l’histoire. Henri le grand assiégeaParis quelque temps après la bataille d’fvry, eu i5go,au mois d’avril. Le duc de Parme lui en fit lever le siégéau mois de septembre. La ligue, long temps après, eni5q 3, assembla les états pour élire un roi à la place ducardinal de Bourbon, quelle avait reconnu sous le nomde Charles X, et qui était mort depuis deux aus et demi;et, la même année r5g3, au mois de millet, le roi fit sonabjuration dans Saint-Denis, et n’entra dans Paris qu’aumois de mars i5g4.
De tous ces évènements on a supprimé l’arrivée du ducde Parme et le prétendu régné de Charles, cardinal deBourbon: il est aisé de s’appercevoir que faire paraîtrele duc de Parme sur la scene eût été diminuer la gloirede Henri IV, le héros du poème, et agir précisémentcontre le but de l’ouvrage. 1 ce qui serait une faute im-pardonnable.
A l’égard du cardinal de Bourbon, ce n’était pas lapeine de blesser l’unité, si essentielle dans tout ouvrageépique, en faveur d’un roi en peinture tel que ce cardiual :