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Johannes von Müllers Briefe an Carl Victor von Bonstetten III : geschrieben vom Jahr 1773 bis 1809 ; Briefe an Herrn Charles Bonnet : Briefe an Freunde 1 / herausgegeben von Friederika Brun
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Briefe an Bonstetten.

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meilleur marché. Sois content, et nous seronsheureux j ce ne sera pas la fortune, qui temanquera ; mais il faut faire le dédaigneuxavec elle 5 il faut ny songer jamais ; pour moi,jai un pressentiment, quau moment que j'ênserois digne, et que je serois à Tabri du malmoral, quelle meut fait plutôt, je la trouve-rai sûrement, et que ce ne sera pas de pareilssoins, qui rempliront ma vie. Tu me diras,que je suis seul; je te répondrai, que tu esplus riche, et que quant à tes enfans, cestune duperie, que dempoisonner sa proprevie, pour leur laisser dautres biens que destalens et des vertus. Ton fils, je le suppose,nhéritcra pas de grandchose : mais tu le for-meras, il aura lart de plaire, et quand ce nescroit quà un seul, telle est la constitution delEurope, quun seul pourra l'élever dun motà une plus belle fortune, que celle de tous sesancêtres. Ne nous abaissons plus à ces misé-rables idées, que la fortune dépend dun héri-tage et pas de nous; que ton fils nen sauroittrouver que dans lenceinte d une petite ville,ni le père jouir de ce, que' la nâture a fait delui, faute de quelques capitaux de plus. ,,Mavie entière est perdue; si javois dit cela,vous mauriez appelé un enfant; etvousj, vous,qui faites le bonheur de votre femme, quiêtes père, magistrat, ami, qui pouvez fairect les charmes et le bonheur de la société, vous,mon ami, sans lequel je neusse jamais rienfait ni rien été, vous vous croyez inutile: bon-! Nous venons de passer dix jours ensemble,qui mont fait du bien pour six mois; nousétions heureux, je létois du moins; qui nousempêche de vivre ainsi toujours? peut-être