Briefe an Bonsîetten. Z7
dra te voir; il m’a trouvé engraissé; avec celaje puis te dire
vivcre nen bene nec suaviter;
j’ai un domestique malade de la fièvre, j’ai ungros rhume, je n’ai point de tes lettres; j’aìbeau l’empêchcr, il me vient souvent des réfle-xions sur ma position, qui ne sont pas couleurde rose. Avec cela j’ai fait bon visage à petitjeu,
Deus haec fortasse benigna
redueet in sedem vice.
En attendant faisons la bataille de Fraubrun-nen, c’est à quoi accingor pour demain. Demoins il y a cela; il restera de moi quelquechose, de quoi conserver mon souvenir chezvous autres.
— Je vois de plus en plus, qu’on ne connoîtpas encore le moyen âge; et en général, jeprévois une nouvelle époque de l’historiogra-phie. L’histoire va devenir une science, etelle pourra influer beaucoup sur l’humanité.Montesquieu et Voltaire ont préparé ce teins,ils ont montré la route, c’est à ceux, qui sontassez heureusement nés, pour réunir de grandstalens et un beau loisir, de suivre ces traces,ct d’aller plus loin; si jamais l’histoire devientce qu’elle peut être, cela ne sauroit arriver,que d. lorsqu’elle peut s’aider du secours detoutes les autres sciences perfectionnées, de laphysique, de la métaphysique; 2. dans un temsde crise, lorsque tous les esprits, toutes lesâmes sont en mouvement. Or, ces deux chosescoïncident aujourd’hui. Quand je pense, monami, à ces grandes idées, j’oublie Berne ct