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Briefs an Kontierten.
Genève, et toutes les bêtises de ce monde, jem’élance au-delála région des mortels, qui no vi-vent chacun que leur jour, je me sens alors,et ce germe d’activité indestructible en moi mefait sentir, que la mort même ne sauroit m’éteu-dre. Vous dites, que je rêve, eh bien, finis-sons —
II ne tiendroit qu’â moi, de n’ctre pas bien;mais je me suis dit, que je ne veux pas m’écou-ter. D’ailleurs je trouve par l’expérience, quec’est toujours m allai t, de se plaindre.là, où iln’y a pas de remède. Je suis à mon ouvragedu matin jusqu’à 7, 8, 9 du soir; puis je prendsUoccace, et je ris, ou Metastase, et je pleurs.
238.
Berne, ce 27 Sept. 1785.
Vous aurez bien pu m’écrire, du moins vousme répondrez. Je ne suis pas sorti depuis vous,ct je fais bien, car en comptant le tems, quime reste, je ne sais, comment achever avantle milieu de Janvier, il le faudroit pourtant,si l’ouvrage doit paroître à Pâques; outre le3me volume il me reste la révision du second,qui ne peut que me prendre tout au moins unequinzaine de jours. Ce, qui me touche infini-ment plus, c’est de voir, que tout le monde medevance: le mémoire de Schliessen sur l’histoiregénérale de la noblesse allemande est un chef-d’œuvre; l’histoire de la guerre des 50 ans,écrite à Brunsvic, ne peut que l’être, puisquependant tout le tems, que j’ai dû donner al’histoire de la Suisse et à mille autres choses,un homme, qui a pour le moins beaucoup d’esprit,a travaillé avec tous les secours possibles sur ce