Briefe an Bonstetten.
JA
seul évènement*). Von; croirez, que le senti-ment de tont cela m’attriste; non ! mais je suisd’autant plus pénétre de toute sorte de regrets,d'autant plus aíFermi dans mes résolutions. Monami, je le sais bien, je semble négliger jusqu’-aux doux devoirs, dont le cœur me fait des loisenvers toi, envers mon seul ami ; veuille* mettrecela au nombre de tous les avantages, dont jesuis forcé de me passer, pour m’êlre trop né-gligé, jusqu’il y a environ un an; je ne te priepoint, de me le pardonner, tu n'as jamais aiméen moi, que les qualités et les facultés, que tuvois, que j emploie tous mes momens, pourcultiver et pour développer; un teins peut venir,où je jouirai, où je serai plus, où je serai toutentier à l’amitié, pareeque je serai plus à moi.C’est une trop forte tâche après tant d’annéesperdues, que cf& s’eíforcer à mériter dans untel siécle, au milieu de tant de progrès, qu'onfait dans tous les genres, que le public fasseattention á mes essais, et qu’il en reste quel-que souvenir après nous. 3e finis, pour ne pasperdre plus de tems, en en déplorant la perte.
La guerre d’Appenzell est trés-intéressante,pareeque ce peuple est d’un caractère différentdes autres Suisses. Je vais décrire leur secondevictoire; puis cela sera bientôt sait. 3’ai faitun mémoire surParcival, pour être inséré dansle journal de Gœttingue. Je voudrois un jourfaire quelque chose de ces anciens poèmes, lesrefondre, les traduire et présenter ce tableauintéressant de la chevalerie â nos contemporains.
*) C’étoit feu Mr. Leisewitz, auteur de la belle tra-gédie (Julius von Tarent); il n’a jamais publie'sou histoire de la guerre de 3o ans.