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Brief« an Bonstetkn.
rine, qui n’cst plus comparable á ce, qu’ellefut, il y a trois ou quatre ans; à la premièreoccasion ils peuvent mettre cinquante vais-seaux de ligne en mer ; et dans ce pays les droitsde l’homme ne sont que pour un, les devoirspour tous), de l’autre côté à cause de la con-tagion do l’esprit de liberté, mais surtout àcause du manque d’hommes employables; man-que, qui en Prusse et en Allemagne est pres-qu’ également terrible, plus cependant en Alle-magne. Au milieu de tout ceci, l’Angleterres’élòve à un degré de richesses et de lustre, in-connu dans les annales britanniques: je ne sau-rois assez vous exprimer, à quel point son étatest florissant selon les lettres que je reçois.Oui l’eut cru, quand elle perdit la moitié deson empire! Le Roi est adoré, et il n’y a pasun mot de vrai, comptez-y, de tout ce, qu’ondébite sur une propensité des anglois, à trou-bler le gouvernement. C’est cette Angleterre,qui conserve la paix dans toute l’Europe. Jone sais ce, qui résultera de cette politique àla longue, mais elle est admirable pour main-tenir Mr. Pitt, et la gloire ct le bonheur deson empire. Si les français ne se conduisoientpas comme des fous, je croirois d’après lesPrinces, Ministres, Barons ct Chanoines desautres pays, que la ruine des trônes est dansles destinées.dcflcit.
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179t.
Comment sc fait-il, mon ami, que nous nenous écrivons plus! 3’ai beaucoup été avecvous ces jours derniers; je rassemblois les ma-