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Briefe an Bonnet.
sonnemens pour prouver la spiritualité et Tim-mortalité tle lame, mais je voyois aussi l'i,im-possibilité absolue de los prouver, puisquenous ne pouvons être bien convaincus, que dece, qui peut tomber sous nos sens: j’avois vules espérances de Socrate , mais aussi la néces-sité, que dieu envoyât le Christ, pour nousconvaincre (le ce, qu’il étoit impossible de sa-voir au juste sans lui. Je vis la plus grandechose opérée par les plus petits moyens; je viale rapport de toutes les révolutions de í’Asieet de i’Europe à ce miserable peuple, qui con-servoit le dépôt des promesses, comme on aimeà confier des écritures à quelqu’un, qui ne sa-chant pas^écrire, ne sauroit les falsifier. Jepourrois ecrirc un livre sur tout ce, que jevis alors dans l’histoire, ct j’cn snis si plein,que je ne sais, où commencer. Je vis la re-ligion paroìtre au moment le plus propre à sonétablissement, de la façon la moins propre ála faire adopter: mais si notre Seigneur étoitvenu à Rome, s’il avo't convaincu Tibère, toutparoitroit un manège do cette cour,, qui vouloitfaire perdre avec les anciens dieux la mémoirede la république. Je ne m’embarrasso pointdes miracles, ils ont été faits pour réveiller lescontemporains; un plus grand miracle a été ré-servé à nos jours : le spectacle de Teneliaìne-rnent de toutes les affaires humaines pour lafondation ct pour la conservation do cette doc-trine. Peut-être bien , que les prophètes n’ontpas su ce qu’ils disoient, mais Dieu, qui le sa-voit, Ta fait. Si notre Seigneur n’est pas ceitiîque je crois et vous aussi, j’aurai bien de lapeine à croire en dieu, car le monde paroîs-sant ctre arrangé uniquement pour favoriser