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Johannes von Müller Briefe.
Le siècle de Louis XIV me brouille avecFHist. de la Suisse. A parler vrai, les guerresque f ai décrites, plus encore celles que j’ai àdécrire, et le tableau du pays, me plaisent as-sez; mais le sujet me force à prendre connois-sance de détails qui doivent lasser extrême,ment tout lecteur. Vous me ditez que les an-ciens ont sù intéresser par Fhistoirc des répu-bliques pas plus puissantes, mais
1. ces républiques ont influé sur l’csprit hu-main;
2. les anciens n’étoient pas obligés á parlerdu droit public;
3. aucun d’eux n’a fait une bist. de la Grèce,aucun d’eux n’en a fait une de Sicyon, deThèbes, de la Thessalie.
Ed io anche son pittore. Faites - moi fairel’hist. des anciens, et je saurai intéresser. Fai-tes-moi tracer le tableau des grandes révolu-tions des lois, des moeurs, des sciences, desarts, de la politique, du militaire, et le tableausera piquant. Mais quand je vois l’immenseavantage d’un auteur, qui ne décrit que la pltsbrillante cour du monde, le héros le plus ro-manesque, un Czar créateur et les fastes dugenre humain, je suis tenté mille fois à envoyerau diable le bailliage de Trachselwald et deIlerzogenbusch et les seigneuries de l’Aargau,et toute leur languissante histoire , qui feramourir d’ennui le lecteur et de honte Fauteur.Le moyen d’échaufFer l’imagination, de toucherle cœur par le détail des droits, qu’ont acquisquelques hordes à demi policées ct aujourd'huioubliées en Europe, sur quelques mauvais payssitués parmi les rochers des Alpes.
Vous dites, et Bonstettcn aussi, que l'âge