Johannes von Müller Briefe.
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où Je suis, est celui de la vigueur de l’csprit,et que je dois en profiter. N’est il pas déso-lant , de consumer mes forces à me traînercomme une tortue au pied des glaciers, tandisque d’autres, avee bien moins de peine que ncme coûtent ces ingrates recherches, se sont élan-cés en fiers coursiers dans les plus beaux sièclesde l’hist. du genre humain.
Je ne vois que deux partis à prendre :
Ou je laisserai tomber cet ouvrage. Per-sonne en sera surpris, parce qu’on sait que j’aichangé de patrie, et on croira que je n’ai plusété á portée des matériaux.
Ou bien je jetterai au feu le 1 er volume. Jerelirai alors tous mes extraits, et sans m’arrêterau détail des droits , qui n’intércssent que lesvieilles perruques du sénat de Berne, je nesaisirai que ce qu’il y a de piquant, que ce quifait connoître la constitution et les moeurs dupeuple helvétique et j’en ferai un tableau, quien tout ne sera guéres plus long que le 1 er vol.l’a été.
Vous direz que j’ai tort d’être aussi impa-tient. Mais c’est que vous ne savez pas com-bien les détails, que je dois examiner, sont fati.guans', combien j’aurois besoin d'être soutenupar l’espoir d’intcresser, et combien je trouvemon sujet peu propre à soutenir cette espéran-ce. Je suis désolé de tout cela etc.
P. 8. En ce moment on m’apporte une lettrede Mr. et de Mdc. Bonnet. Elle m’a causé unetrès grande joie j leur silence, comme celui dema mère, m’avoit fait croire que tout étoit per-du, et que les mauvais contes qu’on a débitécn Suisse, m’avoient fait perdre tous mes amis.Le ton de la lettre de 31. Bonnet m’a fait voir