Johannes von Müller Briefe.
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vous auriez fait si l’origînal avoit dù paroîtredans cette langue.
Cependant les choses sont si neuves et sî in-téressantes que des lecteurs sensés pardonnerontaisément quelques tournures allemandes , quele mérite du livre leur laissera á peine le temsd’appercevoir. J’en dirai davantage quand jel’aurai lu en entier. La' pièce que lìrœnnervous aura envoyé *), m’a entraîné dans des cor-respondences d’autant plus difficiles à entre-tenir que chaque lettreSétoit un mémoire surles affaires du tems. Je tâche de m’ín débar-rasser peu á peu, on ne peut faire qu’un bienmédiocre, incertain et passager en s’occupantdes intérêts du jour, j’aime mieux suivre mondessein de travailler à un ou deux ouvrages,qt-i puissent durer. Le souverain pontife et lesprincipaux membres du St. Collège ont ététrès consens de m’a pièce, plusieurs grands dansl’empire ne font pas été moins: Schlœzer, dit-on, veut la réfuter. Mais les éloges des pre-miers ne me déterminent pas plus à continuerque les objections du dernier à lui répondre.3’y ai réfléchi depuis; je ne ferai que plaisanters’il écrit en homme de lettres; s’il écrit enhomme d’état, je répondrai, sans le nommer.II est diutriacissimus.
Je suis tout entier à l histoire de ma nationet á une autre plus grande entreprise, qui exigetoutes mes forces. Au service d’un état je mecroiroia obligé à lui en consacrer une partie,mais ne l’étant pas, je ne me crois attaché qu’àla postérité, qui seule récompense les bonshistoriens en profitant de leurs leçons: Pïescio
*) Reisen der Päpste.