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Johannes von Müllers Briefe an Carl Victor von Bonstetten III : geschrieben vom Jahr 1773 bis 1809 ; Briefe an Herrn Charles Bonnet : Briefe an Freunde 1 / herausgegeben von Friederika Brun
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Johannes von Mäkler Brlefe.

quomodo inhaeret menti quasi saeculorum quoddamaugurium Juturorum. Et quant aux controver-ses littéraires, je trouve la carrière, que nousparcourons, si immense, que je n’ai pas le tcmsde m’arrèter à chaque caillou qu’un malveil-lant jète contre moi : je dépose ces sentimenes,mon cher Dohm, dans le sein de votre amitié,il seroit ridicule de paroìtre compter sur le sou-venir de la postérité devant d’autres, tant degrands écrivains ayant été perdus, mais voussavez qu’il faut envisager ce qu'il y a de plusgrand dès qu’on veut s’élever un peu au-des-sus du médiocre.

N’étes-vous pas bien étonné qu’une seulebataille perdue fasse désirer la paix au roi deFrance, tandis que les anglois ont soutenusept ans de malheurs continuels? C’est la diffé-rence des gouvernemens : les états libres sedéfendent à merveille. II semble que v.ous vousrapprochez de la G. B.; si cela est, j avoueque je ne conçois rien au système du continent.Celui de 1756 étoit trop peu naturel pour quej’eusse crù devoir m’attendre à sa perpétuité.Aussi quoi qu’on en dise, j’ai bien de la peineà m’imaginer que vous soyez contraires auxBourbons. Souvent un parti habile sème desbruits qu’il voudroit voir réalisés.

César, trompé par l’artifice des évêquesd’Hongrie, se voit arrêté au milieu de son pro-jet. Mais il en a peut- être de plus allarmanspour ses voisins; je me suis apperçu en diffé-rentes occasions de craintes et de jalousies,qu’il sera toujours bon d’entretenir, j'espéreque César se chargera lui-même de ce soin,comme ses prédécesseurs, qui n’ont jamais étéce qu'ils auroient pu devenir, pareequ'ils ont