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Johannes von Müllers Briefe an Carl Victor von Bonstetten III : geschrieben vom Jahr 1773 bis 1809 ; Briefe an Herrn Charles Bonnet : Briefe an Freunde 1 / herausgegeben von Friederika Brun
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Johannes von Müller Briese.

trop tôt crû l'êtrs déjà , et que les ménagemensétoient peu dignes de leur grandeur suprême.Celui-ci leur ressemble plus qu’il ne croit, etc’est une des raisons, qui me persuade que labonne cause est loin d’être perdue.

-Quant au reste, vous voyez bien que

jusqu’ici j’ai conservé mes anciens sentimens,que je regarde le bien de vos affaires commecelui des états libres et médiocres dans toutel’Europe, que je serais par conséquent tou-jours fort aisé d’y contribuer de près où deloin, que si cela ne se peut pas je m’en con-solerai aussi.

Les affaires de Genève vont trés bien : ilfalloit cette crise, etj'admire ainsi que le grandconseil de Berne, la modération de la France.Elle sent quel est le rôle', qu’il lui convient,de jouer vis-à-vis des républiques de l’Europe,et la gloire du désintéressement lui vaudra plusque la prise d une ville; je suis charmé pour laSuisse que le mauvais exemple aille âtre puni:la sédition gagnoit le pays dc Vaud, tout alloits’embrasser. Déjà les troubles de Fribourg pren-nent une tournure plus paisible, et il est aussifaux, que les sujets de Berne aient voulu serévolter pour le bien des représentans de Ge-nève, qu’il Test que Mr. de Vergennes ait écritsa lettre sans l’approbation du roi. —

M. vous a dit que je ne suis pas pour laliberté. M’étant fixé en Allemagne, j’ai fait ceque j’ai pu pour en trouver les gouvernemensmeilleurs qu’aucun autre sauroit l’ètre : je mesuis commandé de no voir que les avantagesd’unc domination absolue. J’ai cru devoir cetteillusion à mon bonheur. Mais j’avoue qu ellen’a pu résister à l’éclat de deux ou trois grandes