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Johannes von Müller Briefe.
vérités, qui m’environnoit : les gouverncmenslibres sont assurément plus favorables au déve-loppement de l’esprit humain : ils permettentaussi d’avoirplus d’ame, on y est plus soi: l’artqu’il faut pour dominer dans un sénat ou surun peuple est plus noble que les moyens deparvenir dans les cours ; enfin les maximes d’unsénat sont ordinairement plus stables que ceuxd’un cabinet. Ce n’est pas que j’aie oublie, com-bien il est peu de vérités générales applicables enfait de politique : toutes sont sujettes à millemodifications apportées par le climat, le ter-rain, le caractère national, l’état des aífairesgénérales, et les mœurs et anciennes institu-tions. Plus j’étudie , plus je reviens de l’enthou-siasme exclusif pour une forme de gouverne-ment déterminée t le despotisme cependant mechoque toujours, et plus encore l’idée d'un des-potisme universel tel qu’ón voudroit rétablirselon l’exemplc des anciens Césars.
On traduit à présent mon histoire de laSuisse en anglois, les premiers chapitres yont fort bien réussi. Je publierai bientôt uneédition beaucoup changée à l’avantage de laclarté et á l’égard de la langue, ct j’espèrecjue le second volume paroîtra vers la fin de1 année. Msgr. Ie prince de Kaunitz m’a faitassurer, qu’iì n’y a d’autres doeumens à Vienneque ceux que je connois. Je le crois, car nousavons pris les archives de la maison, lors duconcile de Constance. Quant à mon cours deleçons, je n'en tire pas le moindre profit. IIme faudroit en effet quelques centaines d’écusde plus, vu qu’il m’est impossible de vivre dece que le Landgrave me donne. Mon systèmeest de vivre de ce que j’acquiers, et de réseiv