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Johannes von Müllers Briefe an Carl Victor von Bonstetten III : geschrieben vom Jahr 1773 bis 1809 ; Briefe an Herrn Charles Bonnet : Briefe an Freunde 1 / herausgegeben von Friederika Brun
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Johannes von Müller Briefe.

je découvrit aisément îa source de presque toutce que Jules dit de bon. Je ne vous parleraipas d’Aratus et de ses commentateurs. Maisj’aurois voulu jouir avec vous du plaisir, quem’ont donné les Rustiques , surtout Mr. Varron,c’est Tun des auteurs qui m’en ont fait le plus :on voit qu’en effet Rome conserva ses mœursplus long-tems qu’aucune autre ville. Aprèsque j’eus joui délicieusement de ce tableau deleur vie domestique, je ris avec Plaute, auquelje trouve pas plus d’esprit qu’aux François,mais une vim comicam que je ne me rapelle pasd'avoir sentie dans un autre. Lisez-le, cherami, il vous délassera d’une façon charmante.Je ne suis pas surpris que Luther l’ait tant aimé.II y a pourtant de l’esprit de Plaute aux gaîtésdu réformateur la même distance comme deRome à Wittenberg. Ensuite (ici il faut tirerle chapeau) j’ai lu le plus grand homme d’étatqui ait écrit l’histoire depuis Thucydide, j’aisenti toute la dignité, j’ai admiré toute la scien-ce, toutes les grandes vues de Polybc. J’auroispu pleurer en l’achevant, car je suis bien sûrque dans le cours des siècles je trouverai desgrands écrivains; et pourtant point de Polybe.J’espère que cette étude se fera ressentir danstoutes mes histoires. Enfin après quelques astro-nomes, j’ai entrepris le grand Tullius, dontjusqu’à présent j’ai extrait onze traités. Je nel’aurois pas crû si grand, j’y trouve la belleidée de l’unité et des rapports de toutes lessciences; son éloquence me charme, surtoutpareequ’on y voit l’image de sa belle ame, àprésent je me familiarise dans les affaires d’a-lors avec tous les hommes illustres de la capi-tale du monde; telle est la puissance de son