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COltNElLLE.
Celles île ma naissance ont horreur des bassesses ;
Leur sang tout généreux craint les molles adresses,
dit Rodogune. Lorsque Charmion, dans la Mort dePompée, dit à Cléopâtre :
L’amour certes sur vous a bien peu de puissance,
Elle lui répond :
Les princes ont cela de leur haute naissance.
A la hauteur où le poète voit les princes, il ne les dis-tingue plus que par l’éclat qui les environne ; il con-fond cet éclat avec leur nature; et, sans leur ensupposer une autre que celle qui appartient à leurrang, il va jusqu’à régler les vertus d’après l’ordre desrangs, jusqu’à les regarder comme des attributs qu’onprend avec le costume d’un nouvel état. Rodelinde,dans Pertharüe, fonde un raisonnement très-sérieuxsur ce que
Autre est Pâme d'un comte, autre est celle d'un roi.
L’intrigue d’Agésilas roule sur la fantaisie d’Aglatidequi veut épouser un roi au lieu d’un prince souverainqui n’est pas roi ; et quand on voit Attila disant auxrois qu’il est fier de tenir sous le joug :
. . . . Et vous, rois, suivez-moi ;
on ne peut s’empêcher de sourire de cet enfantillagede l’imagination d’un grand homme.
En général, cette imagination, trop exclusivement