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Corneille et son temps : étude littéraire / par M. Guizot
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SCARRON (PAUL). 423

reçut du public le surnom d’apôtre *. Il fut exilé avecceux de ses confrères dont il avait soutenu le parti, etpeu de temps après, en 1641, le roi ayant déclaré qu’il« prétendait avoir le droit de disposer de toutes lescharges du parlement*», ils furent dépossédés, et de-meurèrent néanmoins dans leur exil.

Cet événement acheva de déranger les affaires duconseiller Scarron 3 , et sa femme, demeurée à Paris,ne les arrangea pas à l’avantage des enfants du premierlit, ni peut-être des siens. L’avidité est le piège où seprend souvent l'avarice. Si nous en croyons Scarronsur le compte de sa belle-mère, le goût de celle-ci pourle jeu, et les banqueroutes qu’elle éprouvait pour avoirmis son « argent à gros intérêt, » faisaient plus que dé-vorer les profits d’une lésine portée chez elle au point« d’appetisser les trous de son sucrier*» pour que lesucre en sortît avec moins d’abondance. Scarron, occupéd’obtenir le rappel et la réinstallation de son père, et

1 Voyez la lettre de Balzac, OEuvres de Scarron, t. I, 1partie,p. 1G9; voyez dans ees mêmes OEuvres la requête de Scarron auCardinal, t. VIII, p. 53; l’épltre h M. le Prince, p. 86; à M. Des-landes-Payep, p. 90, etc.

2 Mézerai, t. XII, p, 145.

* Quatre ou cinq fois maudit soit la harangue

Que langue fit, et dont punie est longue,

Car je crois bien que depuis ce temps-làFort peu de quoi mettre sur langue il a.

(Requête an Card., p. 84.)

‘ Factum.