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encouragé par un léger témoignage d’approbation ducardinal sur la requête burlesque qu’il lui avait pré-sentée à ce sujet l , se flattait de quelque espoir de réus-site lorsque Richelieu mourut, à la fin de 1642. Le con-seiller Scarron lui-même mourut, à ce qu’il paraît, en1643, toujours dans la disgrâce et dans son exil deLoches ; et Paul Scarron hérita, avec ses sœurs du pre-mier lit, non des restes de la fortune de son père, maisdes procès que leur suscita, pour les en priver, leurbelle-mère, « Françoise de Plaix, la plus plaidoyantedame du monde’ >>; procès que continuèrent après samort, pendant plusieurs années, les trois enfantsqu’elle avait laissés de son mariage avec le conseiller.
■ C’était contre ce cortège de maux qu’avaient à lutterun corps à peine vivant, un esprit vif, léger, impé-
‘ Cette requête finissait ainsi :
Fait à Paris, ce dernier jour d’octobre,
Par moi Scarron, qui malgré moi suis sobre,
L’an que l’on prit le fameux Perpignan,
El sans canon la "ville de Sedan.
(Requête au Card., p. 58.)
Le cardinal s’avisa de dire qu’elle était plaisamment datée. Scar-ron, à qui l’on rapporta ce mot, en conçut les plus hautes espérances,et se hâta d’en remercier le cardinal par une ode qui n’est pas assezburlesque pour faire passer ce qu’elle veut avoir de pompeux. Ilavait été si flatté de ce compliment, que longtemps après la mort ducardinal, il en reparle dans plusieurs endroits de ses ouvrages. (Voyez,entre autres, Êpître à Mademoiselle d'Hautefort, t. VIII, p. 166.)
a Factum,