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Corneille et son temps : étude littéraire / par M. Guizot
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SCARRON (PAUL). 433

par plusieurs pièces de vers où il représente à la reineque son malade exerce

Sa charge avec intégrité *.

Le logement ne fut point accordé ; Scarron eut unegratification de cinq cents écus 2 , convertie ensuite enpension 3 . Mais en vain, pour la rendre solide , de-manda-t-il qu’on l’établît sur quelque bénéfice; envain, pour obtenir sa demande , employa-t-il tous lestons, même celui de la pénitence, avouant qu’il avaitété dans sa jeunesse

Un vrai vaisseau d’iniquité,

ou, pour parler plus naturellement et dans sa manièreordinaire,

Un très-mauvais petit vilain s ;

en vain promit-il de souffrir gaîment ses maux pour

' Stances à la Reine, t. VIII, p. 304.

2 Ce fut, à ce qu’il paraît, M. de Schomberg qui lui fit obtenircette gratification. (Voyez l 'Épître à Guillemette.) M. de Schomberg,qui depuis épousa M 1 " d’Hautefort, partageait apparemment déjà sonintérêt pour Scarron.

3 Ce fut le commandeur de Souvré qui fit convertir la grati-fication en pension. (Voyez l 'Épître à Guillemette.) Les différents bio-graphes de Scarron supposent que cette pension fut accordée en1643. On est porté àcroire qu’elle ne le futqu’en 1615. La chose seracertaine, si, comme ils l’affirment, elle fut accordée par la protectiondu cardinal Mazarin, auquel Scarron s’était adressé dans une piècede vers intitulée l 'Estocade. Or, l’Estocade est nécessairement de1645, puisque Scarron y compte sept ans de maladie. (V. l'Estocadeau cardinal Mazarin , t. VIII, p. 71.) Beaucoup d’autres raisons vien-draient à l’appui de cette opinionsielle valait la peine d’être discutée.

4 Épître à la Reine, t. VIH, p. 149.

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