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SCARRON (PAUL).
pierreries qui y entrent 1 . » Les personnes à qui Scar-ron adressait ses vers s’empressaient de les répandre,ce qui faisait ambitionner à d’autres l’avantage d’enavoir à montrer de pareils. Le comte, depuis duc deSaint-Aignan, nommé dans la légende de Bourbon,répondit à cet honneur par une épître en vers où ildéclarait au «divin Scarron » n’avoir lu « qu’à genoux »l’endroit où il parle de lui Un ouvrage plus considé-rable, le Typhon, poëme en trois chants, parut dignede l’attention d’un public moins borné ; Scarron le fitimprimer en 1641. Le succès répondit à son attente; etle Typhon, inconnu aujourd’hui même dans la pro-vince, où Boileau reléguait ses admirateurs 3 , devint letype du genre dont Scarron fut regardé comme lemodèle. Ce genre put compter dès-lors au nombre dessources les plus certaines de son revenu, celui qu’iltirait de son Marquisat de Quinette, titre bouffon dontil décorait le produit de ses ouvrages, du nom dulibraire auquel il les vendait. Il cultiva avec soin cefertile domaine, et le recueil de ses premières poésies,imprimées en 1645, et deux recueils de Nouvelles imi-
1 Menagiana, t. II, p. 324.
s Œuvres de Scarron, t. VIII, p. 117.
* Mais de ce genre enfin la cour désabusée
Dédaigna de ces vers l’extravagance aisée,
Distingua le naïf du plat et du bouffon,
Et laissa la province admirer le Typhon.
(Boileau, Art poétique , v. 91 el suiv.