Buch 
Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
Entstehung
Seite
XXIII
JPEG-Download
 

X M. 11

AUTEURS GREES. 15-21.

Colone , qu’il venait d’achever. Le tribunal se sépara frappéd’admiration, et tous les assistants reconduisirent Sophocle entriomphe. Le sujet de cette pièce est OEdipe, mourant à Co-lone, bourg voisin d’Athènes, et lui léguant sou tombeau.Elle ne renferme point de péripétie, à moins qu’on n’appellede ce nom le moment où Thésée, roi d’Athènes, délivre OEdipedes mains de Créon , frère de Jocastc. Tout le reste est con-sacré à préparer la mort d’OEdipe. Dans La i ,e partie, OEdipedemande un asile h Colone; dans la v *, il l’obtient de Thésée;la 3 e renferme la tentative de Créon pour enlever OEdipe ; la (y ,celle de Potynice, qui a le meme but ; et la 5 e , la mort d’OEdipe,près du temple des Euménides.

Pour le style, le dialecte, les chœurs et les parties ou actes,voir ce que nous avons dit de l’Œdipe roi.

N 09 15, 10, 17, 18. Euripide* Hécttbe .

La pièce à?Hècube a pour sujet le sacrifice de Polyxène, im-molée par les Grecs aux mânes d’Achille, et la vengeancequ’Hccube, doublement malheureuse par sa captivité et la pertede scs enfants, tire de Polymnestor, assassin de Polydore, leplus jeune des fils de Priam. La scène se passe dans la Cherso-nèse de Thrace , au camp des Grecs qui y ont abordé h leur re-tour de Troie. C’est l’ombre de Polydore, dont le corps est restésans sépulture, qui remplit le prologue. Les trois i tes par-ties de celte pièce sont peut-être ce qu’Euripide a fait deplus touchant et de plus pathétique. Los deux dernières necontiennent que la vengeance dTIécube, et cette seconde action,indépendante de la première , a de plus l’inconvénient d’etreinfiniment moins intéressante.

Le style d’Euripide est élégant cl clair, harmonieux et cou-lant; tuais quelquefois la grâce de sa diction dégénèie en affecta-tion, et son élégance est une vaine abondance de paroles.

Pour le dialecte, les chœurs elles parties ou actes, voir ce quenous avons dit de l’GEdipe roi.

19, 20, 2i. Thèocrite. Première idylle .

La première idylle est intitulée Thyrsis ou le Chant . LeJjcrger Thyrsis et un chèvrier se rencontrent en conduisantleurs troupeaux. Celui-ci engage le premier à le régaler dupoème qu’il a fait en l’honneur de Daphnis , lui promettantde récompenser sa complaisance par le don d’une chèvre, mèrede deux petits, et d’un vase de bois artistement sculpté. Thyrsischante, décrit la consternation que répandit dans les campagnesde Sicile la nouvelle de la maladie de Daphnis : tous scs amissc rassemblent autour de son lit ; Mercure et Priape accourentpour le consoler; Venus elle-même arrive, mais pour jouir de