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son triomphe et de sa vengeance. Daphnis accable la déessede reproches et déplore son sort dans des expressions qui la lou-chent. Elle veut le sauver; mais le Destin s’y oppose: il nereste plus de fil entre les mains des Parques pour prolonger savie. Le chèvricr, satisfait, remet ü Thyrsis la récompense pro-mise. -—Virgile a imité ce poème dans sa cinquième églogue.
Le style cîe Tliéocrite est simple, gracieux, naïf, quelquefoisénergique et chaleureux. Il a écrit dans le dialecte dorien ;voir ce que nous avons dit de ce dialecte à l’occasion des choeur*de l’OEdipc roi.
N 0 * 1 22, 25 , 24. Xcnophon . Premier livre des Mémoiressur Socrate.
Les Entretiens mémorables de Socrate, ' Anop-vr, fj.ovtùpy.Tcc Xùi -xpxTGv$ que le Programme appelle Mémoires sur Socrate ,sont le meilleur ouvrage philosophique de Xénopiton, il estdivisé en quatre livres. Le style en est pur et facile, en dialecteattique ordinaire. Pour bien en comprendre le sens, il faut faireune soignenseattention au changement d'interlocuteurs, change-ment indiqué , dans la plupart des éditions, par ce simple signetypographique —.
Le premier livre contient la justification de Socrate contre lereproche qu’on lui avait fait d’avoir voulu introduire le culte desdieux étrangers h la place des divinités nationales, et d’avoir cor-rompu la jeunesse par son exemple et par ses maximes. Socrateétait loin d’étre athée, puisqu’il offrait des sacrifices aux dieuxreconnus , soit sur les autels publics, soit dans l’intérieur de samaison; il n’était pas moins éloigne de corrompre la jeunesse,comme le prétendaient Chaviclès et Critias, puisqu’il l’encoura-geait par tous les moyens à fuir Je vice et h pratiquer la vertu.
N 0! * 25, 26, 27. Xéuophon . Deuxième livre des Mémoires surSocrate,
Le deuxième livre des Mémoires sur Socrate nous le montredictant toujours h ses disciples des leçons de la morale la pluspure. Xénophon y traite d’abord avec Aristippe de l’éducationpremière qui convient aux hommes, et surtout h ceux qui doiventcommander un jour. IJ faut qu’ils fuient l’intempérance, qu’ilscommandent h toutes leurs passions ; il n’y a point jusqu’aux in-tempéries des saisons qu’ils ne doivent apprendre supportercourageusement. Il exhorte ensuite son fils Lamproelès à la véné-rition envers sa mère ; puis il développe à Chérécrale les avan-tages précieux de l’amouv fraternel ; il continue le meme sujet avecAntislhènes, Critobule , Arisiarqun, et démontre à chacun de