Buch 
Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
Entstehung
Seite
XXVII
JPEG-Download
 

AUTEURS GRECS. 41-50. xxvii

N 05 41,445. Démosthènes. Deuxieme 01) nthienne.

Le sujet de la deuxième Olynthienne , qui commence par cesmots, ’Em' tïoïj&v /xsv «v, est celui-ci : Un décret promettait auxOlynthiens des secours, dont l’envoi était retardé par la craintequ’avaient les Athéniens de s’engager dans uneguerreavcc un en-nemi aussi redoutable que Philippe. Démosthènes , pour détermi-ner ses concitoyens à ne plus différer l’expédition , s’attache sur-tout, dans ce discours, h prouver que la puissance de Philippen’a point d’appui réel ni de base solide.

Pour le style , voir ce que nous avons dit ô la première Olyn-thicnne.

N os 44, 45, 46. Plutarque. Fie dAlexandre.

La Fie d? Alexandre le Grand , roi de Macédoine, par Plu-tarque, est moins, comme il le dit lui-même, politique qu'a-nccdotiquc. Il n’y rappelle pas en détail chacune de ses actionsremarquables, et il en abrège, au contraire, le récit le plus pos-sible. Ce n’est pas dans les exploits éclatants que se révèle lavertu ou le vice ; souvent un acte de peu d’importance, un mot,une bagatelle, monlrent le caractère du héros plutôt que ne leferait le récit circonstancié (1e scs batailles. Plutarque ne s’atta-che (loue qu’aux indices moraux pour décrive la biographie d’A-lexandre , laissant à d'autres le soin de raconter ses hauts faits etscs combats.

Le style de Plutarque est facile, vif, pittoresque. On peut luireprocher beaucoup de mots ou de tournures latines. Ses phrasessont généralement fort longues; ce qui exige une attention par-ticulière pour en établir la construction avec exactitude.

N 0 * 47,48,49, 50. Plutarque . Fie de César.

La Fie de César , telle que nous l’avons, ne commence pas(comme celle d’Alexandre) à la naissance de ce personnage, Eîél’an loi av. J.-C., dans l’illustre famille JuHa, qui faisait re-monter son origine h Enée et h Vénus, il fut dans son enfancetémoin des guerres civiles de Sylla et de Marius, son oncle ducôté maternel. Quand il fut parvenu à L’àge viril, Sylla, maîtredu pouvoir, ne put lui pardonner d’être le neveu de Marius et legendre de Cinna ; aussi lança-t-il contre lui un décret de pro-scription. C'est à partir de cet acte que Plutarque commence lavie de César, T/jv Kiwy. tvj..., qu’il conduit jusqu’il sa mort,Van 44 av * J.-C.

Pour le style, voir cc que nous avons dit h la \ie d’Alexandre.