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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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XXXIII
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AUTEURS LATINS. 10-‘20.

Horace vient à celui d’Auguste.— ‘A la République : Sous l'allégoried’un vaisseau, Horace détourne lu République de s’engager denouveau dans les horreurs de laguerre civile.— Pré di et io n de Né-rée sur la ruine de Troie.— A Tyndaris : palinodie. Horace avaitfait des vers injurieux contreTyndaris; il s’enrepent et demandeh rentrer en grâce.— Hymne en l’honneur de Diane et d'Apollon.— A Aristius Fuscus : L’homme de bien n'a, rien h craindre ;Horace le prouve par son exemple. — % Virgile : Horace con-sole Virgile de la mort de Quintilius Varus. — A ses amis dansun festin : Horace les exhorte h ne pas imiter, dans leurs excès,les orgies des Thraces. — A Apollon : Horace adresse ses vœuxà Apollon, h qui Auguste venait de dédier un temple sur le montPalatin. — Palinodie : Après avoir entendu gronder le tonnerrependant un temps serein, Horace renonce h la secte d’Epicure.—A la Fortune : Horace la prie d’être favorable h Auguste quipartait pour une expédition contre les Bretons.— A ses amis :Il faut se réjouir de la mort de Cléopâtre, dont il vante le courage.

Le style des Odes est pur, élégant, plein d’urbanité ; les images,les comparaisons y sont vives , animées , justes, spirituelles, et laversification en est toujours harmonieuse. Ces Odes sont géncia-lement faciles ; mais il faut faire attention aux allusions et aux per-sonnages historiques ou mythologiques qui s’y trouvent*

N os 19, 20. Horace. Premier livre des Satires.

Les Satires d’Horace forment deux livres. Le premier livredes Satires en contient dix adressées h différents personnages;voici les sujets des principales: La première satire , adressée hMecène, s’élève contre la fureur de s’enrichir qui possédait lesRomains â cette époque et qui effaçait le reste de l’ancien carac-tère national. Horace se moque de la folie et de l’inconséquencede ceux qui courent après les richesses. — La cinquième satireest une espèce de journal d’un voyage qu’Horace fit, l’an i>7a\ant J.-C., de Rome a Blindes , dans la s< ciété de Mécène, deVirgile, de Plolius et de Varius. — Bans la neuvième satire ,ou le poète peint un fâcheux qui l’a fatigué de son bavardage etde ses prétentions au bel esprit, Horace pnaît avoir voulu signa1er cette tourbe de mauvais poètes que le siècle d’Auguste avaitenfantés â côté des plus grands génies, et se débarrasser d’unseul coup do ces importuns qui s’adressaient â lui pour être introduits dans la maison de Mécène.

Les Satires d’Horace sont d’enjouées et piquantes conversa-tions qu’il appelle Sermones. Le style en est simple, familier,plein de grâce, d’esprit et de finesse. Cette finesse les rend assez:diüieiles. Aussi demandent-elles une élude sérieuse et une pré-paration attenlno.

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