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de la même peine qu’aurait subie l’accusé, si le crime se lûttrouvé véritable. Les biens, et non la personne du débiteur, ré-pondaient de la dette : au refus de payer était attachée l’infamie,et à celle-ci, la privation de sépulture.
Arts, monuments et sciences. L’Égypte était couverte d’obé-lisques , espèces de pyramides pointues, taillées d’une seulepièce dans le roc. Elle ne comptait guère moins de pyramides ,dont les trois plus grandes subsistent encore. On doit encoreciter le labyrinthe, les sphinx colossaux, et le colosse ou statuede Mcmnon ( Àménopliis, père de Sésostris), qui rendait dessons harmonieux dès que les premiers rayons du soleil venaientà la frapper. Les Egyptiens , dans leurs monuments , tendaientsurtout au grandiose ; ils consultaient plus la vanité que le goût.
Ces monuments supposent dans les Égyptiens la connaissancenon-seulement des arts de luxe, tels que l'architecture, la sculp-ture, la peinture, mais encore des arts utiles, tels que la géo-métrie, la mécanique, etc. L’astronomie les conduisit, connueles Assyriens (p. 159 ),.aux folies de l’astrologie judiciaire.
L’écriture des Egyptiens consistait d’abord en hiéroglyphes(emblèmes sacrés), c’cst-à-dire eu un grand nombre de liguresqui représentaient confusément les objets. Les prêtres en con-servèrent l’usage même après l’invention des caractères alphabé-tiques, pour dérober leur science au vulgaire.
Mœurs et coutumes. Les Egyptiens embaumaient les corpsdont ils faisaient des momies incorruptibles. On les plaçaitdans des espèces de niches , debout et droites contre la muraille.
Tout Égyptien, monarque ou particulier, subissait après samort un jugement solennel, et, selon la nature de ce jugement,on accordait ou l’on refusait au défunt la sépulture.
• On abhorrait quelques animaux comme immondes, surtoutle porc. On abhorrait de même, du moins jusqu’à Psanmiiti-chus, la mer et par conséquent la navigation. Les Grecs furentles premiers étrangers admis en Egypte.