HISTOIRE ANCIENNE. 0. i63
tation du conquérant le plus sage et du prince le plus accomplijusqu’alors 1 , laissant la couronne à son fils aîné Cambyse, etquatre provinces au cadet, nomme Smerdis ou Tanoaxave ( 53 o).
4. Coutumes et religion des Mèdes et des Perses. Chez lesPerses, le prince s’appelait le grand roi, le roi des rois, titrefastueux que justifiait l’étendue de l’empire, où se trouvaientun grand nombre de monarques tributaires. Absolue sous Cyruset sousCambyse, l’autorité royale fut tempérée sous Darius parun conseil de sept seigneurs , et sous ses successeurs , par lapuissance toujours croissante des satrapes. Le prince était obligéde yisiter en personne, s’il le pouvait, les diverses provincesde son royaume.
Le culte des Perses eut d’abord pour objet les éléments :l’eau, le feu, la terre et l’air; ils adorèrent ensuite les astres ,le soleil levant attirait surtout leur respect. Le second Zoroaslreleur apporta de Médie, vers l’an £89, une nouvelle religion,appelée Magisme , du nom de ses prêtres. Dans ce système,l’Ètro éternel, nommé Zerwan ( le temps sans bornes) , a pro-duit deux principes : l’un bon, Ormuzd , vulgairement Oro-j? iaze ou la lumière; l’autre mauvais, Ahrimane ou les ténèbres,avec un grand médiateur, appelé Milhras , dont la destinationest de les rapprocher par l’amour.
Les Perses n’avaient pour leurs dieux ni statues, ni temples,ni autels. Ils ne leur sacrifiaient qu’en plein air et sur le som-met des montagnes. En feu perpétuel brûlait dans des enclossans toits, appelés Pyrèes , sous la garde des mages.
Les mages étaient les savants, les philosophes, les prophètesde la nation. A leur tribu seule appartenaient le sacerdoce, leslumières, les connaissances; le monarque même, avant demonter sur le trône, était soumis h leurs leçons.
1. Tel est le récit de Xénophon. Hérodote le fait mourir dansune expédition aventureuse contre les Massagctes, peuplade scy-iliique, K l’est de la mer Caspienne. Tomvris, leur reine, pourvenger la mort de son fils, s’étant saisie de Cyrus par surprise,lui aurait fait couper la tête, et, l’ayant plongée dans une outrepleine de sang, lui aurait dit : Barbare , rassasie-loi apres tamort du sang dont, lu as toujours eu soif pendant ta vie.