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par des complots , les provinces par des soulèvements. L’Egyptes’affranchit sous Amyrtée (4 1 4)» Hans la liuie de Sparte et d’A-thènes, Tissapherne,satrape de Lydie, cedant plutôt aux séduc-tions d’Alcibiade qu’aux ordres de son roi, resta neutre entreles deux partis. Darius II envoya, pour assurer le triomphe desSpartiates sur les Athéniens, le jeune Cyrus, l’un de ses fils,comme gouverneur suprême de l’Asie Mineure : mais il mourutbientôt après, laissant le sceptre à son fils aîné Artaxerxès IIMnéinon (à la grande mémoire).
Règnes d’Aktaxerxès II, d’OcHus et d’Arsès (4o 4-336). Cy-rus, trompé dans son espoir , tenta d’abord d’assassiner son frère.L’insuccès de cette tentative le jeta dans une révolte ouverte. 11s’avança contre Artaxerxès à la tête de cent mille Barbares et detreize mille Grecs; on combattit à Cunaxa, près de Babylone, etCyrus y fut tué de la main de celui qu’il voulait détrôner (4oi).Cléarque, chef des Grecs auxiliaires, fut pris et mis à mort.L’athénien Xénophon le remplaça dans le commandement, et fit,j\ travers mille dangers, cette immortelle retraite des dix mille ,dont il nous a transmis l’histoire (299). Thymbron, général deSparte, les prit à la solde de Lacédémone, et les employa denouveau contre Artaxerxès. Agésilas le fit trembler sur sontrône; mais les dissensions de la Grèce permirent à ce princed’en redevenir l’arbitre et de lui dicter le honteux traité d’An-talcidas, par lequel les villes grecques d’Asie devaient restersoumises au grand roi (388). Heureux comme monarque, il futmalheureux comme père. Darius, l’un de ses fils, conspira contreses jours, et bientôt après la punition du parricide, la douleurle conduisit au tombeau (362).
Oclius, son autre fils, lui succéda; prince ombrageux et san-guinaire, il fit massacrer plus de i5o membres de la familleroyale, sans compter un nombre infini de grands. Des révolteséclatèrent partout. Ochus marcha , par la Phénicie, contre l’E-gypte, détruisit Sidon de fond en comble, et renouvela chez lesEgyptiens toutes les horreurs de Cambyse. Des cruautés, il se jetadans les plaisirs ; mais il fut empoisonné (338) par l’eunuque Ba-goas, son favori, qui ne mit sur le trône Arsès, jeune fils de la vic-time, que pour l’assassiner bientôt après avec toute sa famille (336).