HISTOIRE ANCIENNE, lo. 179
régissaient par leurs propres lois. Son gouvernement, plus po-pulaire que monarchique, subsista jusqu’à Codrus (ii 32 ). Ceprince, attaqué par les Dorions, se dévoua pour son pays, surla foi d’un oracle , et, sous l’habit d’un paysan, chercha la mortdans les rangs ennemis. Les Athéniens , par une reconnaissancebien singulière , ne voulurent point donner de successeur àCodrus, et remplacèrent la royauté par une magistrature connuesous Je nom Archontat,
2. Population d’Athènes ; gouvernement; aristocratie desEupatrides. Les Æoliens, conquérants de l’Attique, s’étaientréservé la plaine , sous le nom de Pédiéens et à'Eupatrides ounobles ; il ne resta que les montagnes et le rivage pour les vain-cus , qui de là s’appelèrent Uypéracriens ou Montagnards , etParalicns ou Riverains. Les Eupatrides, à la tête desquels setrouvaient les diverses branches de la famille Néléenne (p. 175),s’attribuèrent toutes les charges avec tous les droits , et le gouvemement, royal de nom, ne fut plus de fait qu’une oligarchieséditieuse qui se termina par l’abolition de la royauté.
3 . Archontes. Législation de Dragon (h 32 - 593 ). Laroyauté fut d’abord remplacée par l’archontat à vie dans la per-sonne deMédon, fils de Codnis , l’an «-54 , l’archontat devintdécennal; enfin, en 684, otl fendit annuel, et neuf magis-trats furent chargés de l’exercer.
Les descendants d’Alcmæon et ceux dePisistrate (p. 175) se li-guèrent pour conquérir le pouvoir suprême, ceux-ci avec lesMontagnards, ceux-là avec les Riverains. La puissance limitéedes archontes contenait mal des esprits remuants. On cherchadonc un frein aux factions dans une législation nouvelle etVon choisit, pour la rédiger, Dracon, archonte vertueux, maistrop sévère (624)* H ordonna des peines capitales pour tous lesdélits sans exception. Ces lois, écrites, comme 011 l’a dit, avecdu sang , eurent le sort de toutes les choses violentes ; elles tom-bèrent bientôt d’elles-mêmes , et l’anarchie reparut dans l’Etat.L’an 612, Cylon essaya de rétablir la royauté; mais il péritdans cette tentative avec tous scs partisans, qui furent massa-crés , contre la foi publique , au pied de l’autel des Euménides.La peste suivit ce crime. Le crétois Epiménide, consulté par