HISTOIRE ANCIENNE. 15 . 1.87
victoire ne fut pas longtemps douteuse, grâce aux habiles dispo-sitions de Miltiade ; les Perses s’enfuirent, non dans leur camp,mais sur leurs vaisseaux ; on en fit un horrible carnage, et Hippiaspérit dans la mêlée.
Intervalle de la première a la deuxième guerre médique(4()o-485). La victoire de Marathon fit connaître aux Grecs leursforces; mais la reconnaissance d’Athènes pour son libérateur futde courte durée. Chargé de châtier les îles grecques qui s’étaientsoumises volontairement, aux Perses , il échoua devant Parcs; lepeuple, inconstant, soupçonneux, crédule, le condamna à uneforte amende qu'il ne put payer; Miltiade fut jeté dans les fers-et y mourut.
Aristide ne fut pas mieux traité par les ingrats Athéniens.I.e spectacle importun de sa justice et la j alousiede Thémistocle,son rival, le firent bannir par le jugement de l'ostracisme. Thé-mistocle, tout-puissant à Athènes, ne profita toutefois de sonpouvoir que pour augmenter la marine de sa patrie et sa propregloire ; car il avait coutume de dire que les trophées de Mil-tuule Vempêchaient de dormir.
Expédition de Xerxès contre la Grèce (485-479)* Dariusmourut au milieu de nouveaux préparatifs contre la Grèce (485) ;Xerxès, son fils, les continua pendant cinq ans, et rassemblal’armée la plus nombreuse qui jamais ait désolé le monde. Ellecomptait trois millions d’hommes; sa flotte était composée d’en-viron douze cents trirèmes avec trois mille vaisseaux de charge,et montée par deux cent quarante mille marins. L’armée persanepassa l’Hellespont sur un double pont de bateaux. De la Thrace,elle descendit vers la Grèce. A son approche, la Thessalie,la Do-ride, la Béotie presque entière, font leur soumission ; il ne restepour s’opposer au torrent que Sparte, Athènes, Platée, Lo-cres , etc. ; mais Léonidas, roi de Sparte , arrête les Perses audéfilé des Thermopyles, et périt avec ses trois cents Spartiates,tandis que la flotte des Grecs bat celle des Perses près du promon-toire Artémisium. Xerxès arrive enfin devant Athènes, la réduiten cendres, et fait massacrer le peu d’habitants qui s’y trouvaient ;le reste, d’après le conseil de Thémistocle, s’était retiré dans leslies voisines ou sur les vaisseaux.
La flotte persane approchait du détroit de Salami» e, où mouillait
Hotte grecque. Le Spartiate Eurybiadc, généralissime de l’ar-