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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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*88 HISTOIRE ANCIENNE. 15 .

mee navale, voulait éviter le combat, malgré Thémistocle, qui,menacé par le Lacédémonien , lui répondit sans s'émouvoir :Frappe , mais écoute. Les Grecs restèrent dans ce poste, disposésà livrer la bataille. Un stratagème de Thémistocle en avança lemoment; il avertit sous main Xerxès que la flotte grecque pen-sait à se séparer. Le grand roi se décida à la prévenir; les innom-brables vaisseaux des Perses s’engagèrent dans ce détroit de Sa-lamine, et l’habileté de Thémistocle les jeta dans la déroute laplus complète ( 48 o). Xerxès, réduit à une fuite honteuse et pré-cipitée , laissa Mardonius en Grèce avec trois cent mille hommes.Presque tous périrent avec leur chef à Platée (479), où les Grecsétaient commandés par l'athénien Aristide et le Spartiate Pausa-nias. Le même jour, les débris de Saiamine furent vaincus parLéotychide àMycale, et dès lors la Perse ne dut songer qu’àsa propre défense.

Rivalité d’Athènes.et de Sparte ; 3 e guerre de Messikik ;3 e guerre médiqüe (479-449) *-^ n dépit de la jalouse Sparte, Athè-nes releva ses murailles, par les soins adroits de Thémistocle; ellelui dut aussi le port duPirée, capable de contenir quatre cents vais-seaux. La trahison de Pausanias , qui méditait d’asservir sa patriepar les armes persanes, valut aux Athéniens l’empire de la meret la suprématie de la Grèce. Aristide et Cimon, lils de Mil-tiade, dirigèrent alors les affaires communes du pays. Théini-stocie, moins désintéressé, subit à son tour l’ostracisme (467)1et tandis que Cimon, après la mort de son collègue, se signalaitdans l’Asie Mineure, Thémistocle, hôte d’Artaxcrxès I er , suc-cesseur de Xerxès , se donnait la mort pour échapper à la témé-raire promesse qu’il avait faite do s’armer contre la Grèce enfaveur du grand roi. Périclès, le plus éloquent de Grecs, commen-çait alors à paraître; flatteur du peuple, il l’indisposa contreCimon. Sur ces entrefaites, un tremblement de terre renversaSparte; lesHiloteset les Messéniens se liguèrent pour consom-mer sa ruine ; c’est ce qu’on appelle la troisième guerre de Mcs-sénie (p. 184). Cimon, ne voulant laisser ni La Grèce boiteuse , niAthènes sans contre-poids , conduisit, malgré Périclès, des se-cours aux Spartiates , qui les refusèrent, et n’en battirent pasmoins les Messéniens. Les Athéniens se prirent à Cimon du refusinjurieux de «Sparte, et le bannirent. La guerre éclata bientôtentre les deux républiques ( }55), et Périclès se vjt obligé de faire