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HISTOIRE ANCIENNE. 34.les Carthaginois de la Sicile. S'il ne le peut faire , U les aflaiblitdu moins pour longtemps; il va môme soumettre plusieurs villesde la Grande-Grèce pour en employer les trésors contre un en-nemi toujours renaissant. Tantôt vaincu, tantôt vainqueur, iln'était pas loin de le chasser entièrement de l’üe, lorsqu’il futempoisonné par son fils (368).
Denysle Jeune, fils parricide, lui succéda sous la tutelle dusage Dion, son beau-frère, qu’il exila dans le Péloponèse, malgréles conseils de Platon (36o). Dion rentra dans Syracuse; chasséde nouveau de la ville, il y revint encore, et mourut assassinépar l'athénien Callippe (355). Celui-ci fut expulsé, l’année sui-vante, par Hipparinus, frère de Denys , qui remonta sur le trôneen 34; 5 et signala son retour par de grandes cruautés. Les Syra-cusains, opprimés par ce tyran, attaqués par Carthage, s’adres-sèrent à Corinthe, leur mère-patrie , qui leur envoya Timoléonavec mille soldats seulement (345) ; mais l’habileté du chef et lavaleur de ses gens suppléèrent au nombre. Denys* et les Cartha-ginois furent chassés (343). Timoléon, vainqueur sur tous lespoints, rétablit dans toutes les villes grecques de la Sicile le gou-vernement républicain, réforma la démocratie de Syracuse et lacontint par sa fermeté (33^).
De Timoléon a la conquête des Romains (337-210). La mortde Timoléon rouvrit, dans une partie de la Sicile, la carrière dela discorde et des tyrannies. Agathocle, fils d’un potier, enprofita pour s’emparer du pouvoir. Perdu de mœurs, il parvint àcapter la confiance de la multitude, qui le créa général (3 17 ).Aidé d’abord par les Carthaginois, iL se tourna bientôt contreeux ; ils l’attaquèrent dans Syracuse avec toutes leurs forces(3io). Agathocle conçoit alors l’un des plus hardis projets dontparle l'histoire, c’est de transporter en Afrique le théâtre de laguerre. Il part avec une armée peu nombreuse, brûle, dit-on , saflotte, s’empare de plusieurs villes, et réduit Carthage aux der-nières extrémités; mais la révolte d’Agrigcnte, relevée par
1 . On dit qu’il se lit maître d’école h Corinthe, et qu’il devintensuite un de ces prêtres errants de Cybèle, nommés Métra-gyrtes , qui mendiaient dans les rues, et couraient, une son-nette h la main, pour assembler le peuple.