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HISTOIHE ANCIENNE. 24.
Tiniolcon , le rappelle en Sicile ; la victoire l’y suit, et bientôt ilretourne en Afrique, où scs affaires ont décline pendant sonabsence. Vaincu dans une bataille décisive, il ne pense plus qu’hsa vie ( 3 oj) et se sauve îi Syracuse. L’expédition échoua. Ce tyranrégna dix-huit ans encore, et périt empoisonné par ses petits-lils (289).
Icétas, Tynion, Sosistrate déchirèrent Syracuse par la guerrecivile (289-278). Pour comble de maux, les Carthaginois vinrentl’assiéger. LesSyracusains implorèrent l’assistance de Pyrrhus,roi d’Epire, qui s’empara de la Sicile, à l’exception de LiLybée ;mais, voulant agir partout en maître, il fut à son tour contraintd’évacuer l’île, qui, laissée à scs propres forces, retomba au pou-voir de ses tyrans.
La Sicile mit aux prises Home et Carthage. Les Mamcrlins,brigands sortis du Brutium, s’étaient emparés de Messane endépit de l’hospitalité qu’ils en avaient reçue (*23o). Hiéron, des-cendant de Gélon et chef des Syracusains, les vainquit avecl’aide clos Carthaginois (296) , et reçut de ses concitoyens le titrede roi. Les Mamertins se mirent sous la protection de Rome,et dès lors (264) commença la première guerre punique ( du latinPœni , Carthaginois , N° 29 , p. 253 ).
Hiéron , défait avec ses alliés, embrassa pour toujours le partides Romains. Prince sage, éclairé , vertueux , il fit le bonheur deses sujets pendant un règne de cinquante-quatre ans. Son petit--fils ÏJiéronyme se livra au faste, à la tyrannie; ses beaux-frèresle massactèrent et périrent bientôt leur tour. Enfin leurssuccesseurs se déclarèrent pour Hannibal contre les Romains,dans la seconde guerre punique (214)- Marcelin s assiégea Syra-cuse, la prit (212), malgré les efforts du géomètre Archimède,qui bridait les vaisseaux romains avec des miroirs ardents ; et,deux ans après, toute la Sicile fut réduite en province ro-maine (210).
Lois, mœurs et coutumes. Les lois de la Sicile en suivirentles vicissitudes politiques. Aristocraties, démocraties, tyrannies,telles sont les formes de gouvernement qu’elle nous présentetour à tour. Malgré toutes ces révolutions, les Siciliens durent àla fécondité de leur sol d'immenses richesses qui les jetèrentdans un luxe effréné. Ils étaient irès-adonnes aux plaisirs de la