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vinité. Les oracles ont été inconnus ou avaient peu de créancedans les temps héroïques. Les inspirations , les songes, les pré-sages , les paroles échappées aux enfants furent la première di-vination accréditée par l’ignorance superstitieuse de rhomme.Dans des temps postérieurs, il s’en établit une seconde qui con-sistait dans l’interprétation des prodiges , des entrailles desanimaux et des augures. L’autorité des devins et des oracles , autemps de Lycurgue et dans les siècles qui suivirent, était tel-lement respectée, qu’il était impossible de commencer aucuneentreprise sans les consulter. Onia voit s'affaiblir dans le siècled’Hérodote. Les philosophes attaquèrent une superstition quel’intérêt des prêtres et des prêtresses et la politique ambitieusede quelques hommes voulaient perpétuer dans l’esprit des peu-ples ; mais elle ne disparut entièrement qu’après la propagationdu christianisme.
3. Jeux Olympiques. Les jeux de la Grèce étaient une insti-tution à la fois religieuse et politique. Ils faisaient parue duculte des dieux auxquels ils étaient consacrés. Le but civil leplus important était d’unir par des rassemblements périodiquesles diverses nations de la Grèce ; les guerres étaient suspenduespendant la durée de ces fêtes nationales. A ce motif s’en joi-gnaient d’autres d’un ordre moins élevé ; c’était d’alimenter lecourage et l’amour de la gloire, de fortifier le corps par desexercices violents, et de rendre la jeunesse plus ferme dans lesvéritables combats.
La Grèce comptait quatre grands jeux : les Olympiques, lesNcméens , les Isthmiques et les Pythiques ou Pythiens 1 . Lesjeux Olympiques, fondés par l’Hercule d’Asie , se célébraient (lequatre en quatre ans, dans le territoire d’Olympie , près dePise en Élide. Jupiter, Apollon, Mercure et Mars ne dédaignè-rent pas d’y paraître. Clyménus, descendant du fondateur de cesjeux, Pélops, Hercule, fils d’Alcmène , les renouvelèrent à dif-érentes époques; mais ils furent interrompus de nouveau jus-
I. Les jeux Pytliiens furent institués à Delphes par Apollonlui-même, ou par Amphictyon ; les Isthmiques ? en l’honneur deNeptune, par Sisyphe ou par Thésée; les Ncméens , par Hercule,fils d’Alcmène, ou par Advasto, allié de Polynice dans la guerredes Sept Chefs contre Thèbes.