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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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HISTOIRE ANCIENNE. 25. ^

pas indistinctement toute espèce d’animaux à une divinité.On offrait des chevaux au soleil, des cerfs à Diane, des chiensà Hécate. La superstition , qui remplit l’âme de terreur, renditles hommes cruels et barbares. Les sacrifices humains devinrentfréquents dans les diverses contrées de la Grèce; ils commencè-rent en Arcadie , et ils n’y furent abolis qu dans le 5 e siècleavant l’ère chrétienne. Au temps de la guerre médique, onvit encore Thémistocle immoler, avant la bataille de Sala-mine, trois jeunes Perses, faits prisonniers, à Bacchus Omestès.

On célébrait dans la Grèce plusieurs fêtes religieuses sur les-quelles les anciens nous ont transmis des détails précieux. Ouhonorait Jupiter sous une foule de surnoms qui représentaientles divers attributs de sa puissance. Dans le temple d’Olympieétait sa statue, ouvrage admirable de Phidias. Junon , protec-trice d’Argos , avait dans cette ville un temple , un des plus cé-lèbres de la Grèce ; chaque année les habitants d’Argos serendaient en grande pompe dans le temple de la déesse , et luioffraient des sacrifices qui attiraient un conçouvs considérablede spectateurs. Les Dionysiaques ^ les Apaiuries , les Pana-thénées , les mystères r V K leu si s avaient lieu k Athènes enL’honneur de Bacchus, de Minerve et de Ccrès. Outre les fêtesgénérales , chaque bourg de l’Attique avait ses fêtes particu-lières. Yénus était la principale divinité des Corinthiens ; ilslui consacraient ma grand nombre de prêtresses, auxquelles lasuperstition attribua l’honneur d’avoir sauvé les Grecs dans laguerre modique. Aucun lemple dans le paganisme n’a eu plusde célébrité que celui d’Apollon à Delphes. Les nombreusestraditions mythologiques accréditées sur son origine prouventsa haute antiquité. 11 y avait une Pythie qui rendait des oracleset que l’on allait consulter de tous les points de la terre; il yavait aussi un trésor , formé surtout des riches offrandes desG recs, et qui tenta souvent l’avarice des divers peuples.

La divination était un des principaux fondements de la reli-gion des anciens. Les dieux, s’étant trouvés dès l’origine encommunication avec les hommes, avaient du, par certainssignes, faire connaître leurs volontés. Il exista de nombreuxinterprètes de leurs pensées; ce furent les devins, les sages,les Irrcüs, auxquels an donna quelquefois le caractère de la di-