HISTOIRE ROMAINE. 36 . *35
rapt causa plusieurs guerres. Dans l'une d’elles , Romulus ,Vainqueur d’Acron, roi des Céniniens, qu’il tua lui-même, rem-porta les premières dépouilles opimes. Dans une autre, contreTatius, roi des Sabins de Cures ( 745 ), la médiation des Sabincs,qui s’interposèrent entre leurs pères et leurs époux, amena lafusion des deux peuples et le partage de l’autorité souveraineentre Romulus et Tatius. Le sénat fut augmenté de cent mem-bres sabins : la ville commune aux deux peuples conserva le nomde Rome ; mais les habitants prirent celui de Quirites Tatiuspérit six ans après, à Lavinium, dans une émeute (7^8). Romu-lus , resté seul maître de l’État, l’agrandit par de nouvelles ac-quisitions. Une partie des vaincus, remplacés par des coloniesromaines, vinrent à Rome augmenter le nombre des citoyens ;c’était un gage de durée pour les conquêtes et le moyen de lesétendre de proche en proche. La mort de Romulus est encore unproblème : les uns le font disparaître au milieu d’un orage; lesautres le font tuer par les sénateurs, aigris de son despotismeC7 15 ). Quoi qu’il en soit, on lui dressa des autels, et l’on en litun dieu sous le nom de Quii’inus .
Règne de Numa (714-671). Après un an d’interrègne, lesRomains appelèrent au trône Numa Pompilius, gendre de Ta-tius. Prince sage et pacifique, il s’efforça d’adoucir, par ses in-stitutions religieuses, la férocité native des Romains. Il fonda leculte de la Bonne / y oi, et le temple de Janus , qui devait êtreouvert pendant la guerre et fermé pendant la paix; il instituales Féciaux et différents collèges sacerdotaux, entr’autres celuides Vestales; il réforma le calendrier, distingua les jours en\ouvs fastes et néfastes , distribua les citoyens par arts et mé-tiers , protégea l’agriculture, et, pour donner plus de poids àses lois , il les présenta comme inspirées par la nymphe Égérie.
Règne de Tullus IIostilius (671-639). A la mort de Numa ,le peuple et le sénat élurent pour lui succéder, Tullus Ifosti-lius, prince martial comme l’avait été Romulus. Sous lui, laville d’Albe, rivale de Rome , fut soumise par la valeur des troisHoraces , guerriers romains , dont le dernier défit les troisCuriaceS) guerriers albains (667). La trahison de Métius Suffé-
i- De Cures , ville principale des Sabins.