Buch 
Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
Entstehung
Seite
242
JPEG-Download
 

2i^ HISTOIRE ROMAINE. 27.

partent pour Athènes, à Reflet d’y recueillir les lois de Dracon,

de Solon et des autres législateurs grecs les plus célèbres.

5. Décemvirat. Les douze tables. Au retour des députes, dixcommissaires, élus par les curies, sont chargés , sous le nom deDécemvirs , de rédiger un corps de lois. On les revêt pour un ande la puissance souveraine; toute autre magistrature cesse,même le tribunat. L’année révolue, les décemvirs exposent leurtravail gravé sur dix tables de chêne; le peuple en approuve lesdispositions. Appius Claudius , sous prétexte que le code estimparfait, se fait réélire décemvir, et le peuple , à l’appareil me-naçant que déploientles nouveaux, magistrats, sent, niais trop tard,qu’il s’est donné des tyrans. Deux nouvelles tables sont publiéesd’olîîce et forment la collection si célèbre sous le nom de Loisdes douze tables .

Une loi des derniers décemvirs défendait le mariage entreles patriciens et les plébéiens ; c’était un présage de despotisme.Bientôt reparurent dans Rome les violences, les confiscations,les supplices, tous les excès de Tarquin le Superbe; mais lacause qui avait perdu la royauté perdit le décemvirat. L’attentatd’Appius Claudius sur la plébéienne Virginie, que son père,le centurion Virginius, immola pour la soustraire au déshon-neur, combla l’indignation publique. Les troupes levées contreles Eques et contre les Sabins, se retirèrent sur le mont Sacré;les décemvirs furent cassés, exilés ou suppliciés ; on rétablit lesconsuls et les tribuns, et le peuple rentra dans tous ses privilèges.

Censure. A la veille d’une nouvelle guerre, le tribun Canu-léius lui fit accorder la liberté des mariages; mais le sénat, pouréluder le partage du consulat, proposa de remplacer les consulspar six tribuns militaires qui pouvaient être choisis dans les deuxordres ; le peuple n’élut que des patriciens, et l’on en revint bien-tôt au consulat. Ce fut à cette époque que les consuls , trop occu-pés, confièrent le soin du cens (dénombrement des citoyens) àdeux magistrats qui prirent de là le nom de Censeurs 1

G. Partage du consulat jusqu’à l’admission des plébéiens

i . Les censeurs acquirent successivement le soin des finances,la surintendance des bâtiments publics, la nomination aux.places vacantes du sénat, l’inspection de la conduite privée descitoyens 9 etc.