HISTOIRE ROMAINE. 27.
officiers annuels, appelés Ediles . Cependant les Volsques n’a-vaient point dépose les armes. Marcius, jeune patricien , s’em-para de Corioles, dont il prit le surnom de Coriolan. Pour prixde nouveaux exploits, il brigua le consulat; mais lus intriguesdes tribuns le firent échouer. Pour s’en venger, il proposa , dansun temps de famine^ de profiter de-la.misère du peuple pour enobtenir l’abolition du tribunal., Marcius, cité parles tribuns,est condamné par le peuple au bannissement perpétuel (-JO 1 )*fl sort de Rome , plein de fureur, et revient avec les Volsquesassiéger sa patrie ( 489 )* Le peuple se décourage au lieu de sedéfendre; trois députations ne peuvent toucher l’inflexible Co-riolan ; mais les larmes de Véturie, sa mère, sauvent Rome, etCoriolan va mourir assassiné chez les Volsques (488).
4» Loi agraire. Spurius C.assius vainquit, deux ans après, lesSabins, les Volsques et les Herniques ; pour parvenir à la tyranniepar la popularité, le consul vainqueur proposa la première loiagraire; c’était de distribuerai! peuple toutes les terres con-quises sur les ennemis, et d’admettre à ce partage les peuplesalliés de la République. Cette proposition insidieuse déplut à tousles partis, et Spurius , accusé d’aspirer au troue, fut, au sortirde sa charge , précipité de la roche Tarpéienne (485).
Le peuple n’en continua pas moins de demander, mais pourlui seul, le partage des terres, auquel le sénat se refusait tou-jours. La scission des ordres s’étendit bientôt h d’autres objets.On n’avait point encore de jurisprudence fixe ; les consuls ju-geaient tous les différends, ou par les principes de l’équité na-turelle ou par les anciennes coutumes. Le tribun Tcrentillusproposa de dresser un corps de lois qui soumît à des formesconstantes l’administration de la justice , et d’élire cinq com-missaires qui fixassent des bornes h la puissance consulaire ( 462 ).Tout est en rumeur, peuple et sénat ; la guerre civile est prèsd’éclater ; les Sabins elles Eques profitent de ces désordres pourattaquer Rome ; deux fois Q, Cincinnatus est tiré de sa charruepour aller battre les ennemis, comme consul et comme dictateur.Enfin, après de nouvelles disputes où les cinq tribuns obtiennentl’adjonction de cinq autres collègues et le droit de convoquer lesénat, celui-ci, pour distraire le peuple du partage espéré desterres, donne son consentement à la loi Térenlilla, et trois députés
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