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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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»48 MSTOJRE ROMAINE. 2$.

combaltants. L’infériorité de leur cavalerie fut cause qu’ils eurentlongtemps du désavantage dans les plaines de l’Afrique , et qu’ilsne parvinrent jamais à vaincre la cavalerie légère des Partîtes.

Les Homains ne recherchaient pas la haute taille dans les sol-dats ; aussi les peuples qu’ils appelaient Barbares les mépri-saient-ils à cause de leur petite stature l .

Sur le champ de bataillé, la légion, précédée de troupes lé-gères, était rangée, autant que le terrain le permettait, surtrois lignes. Les soldats de la première ligne s’appelaient Has-taires (iïastati) ; ceux de la seconde, Princes (Principes); ceuxde la troisième, Prieures (Triarii). Chaque ligne était diviséeen douze Manipules , dont deux formaient la Centurie , et tvois,la Cohorte. La division en centuries était la plus ancienne ; Ma-rius introdnisitla division en cohortes pour donner plus de forceau choc ou à la résistance. Les manipules des deux premièreslignes étaient de cent vingt hommes; ceux de la troisième, desoixante. La cohorte avait trente hommes de front sur dix deprofondeur. Cette organisation subit plusieurs changements dansla suite, et surtout sous les empereurs ; mais la légion conservatoujours son trait distinctif, la facilité à prendre la forme laplus convenable aux circonstances et aux terrains. Les inter-valles de la seconde ligne étaient assez spacieux pour recevoirla première; ceux de la première pour recevoir la seconde, etceux de la troisième, de meme. Les archers avaient des flèchesde bois, longues de trois pieds et garnies d’une pointe en fer;les frondeurs se servaient de balles de plomb ou de pierres ; leshastaires portaient un javelot long de sept pieds, appelé Pilumet muni d’une pointe recourbée. La bataille commençait par lesescarmouches des frondeurs et des archers ; lorsqu’ils avaientépuisé leurs traits, ils se dispersaient sur les ailes de la légion ;ensuite les hastaires lançaient leurs javelots qui s’accrochaientaux boucliers des ennemis et gênaient leurs mouvements. Pen-dant que ceux-ci étaient occupés h s’en débarrasser et qu’ils rom-paient leurs lignes, les hastaires les attaquaient l’épée à la main ;ils la portaient au côté droit, parce que le bouclier était sus*pendu au bras gauche. L’épée décidait du sort de la plupart des

i. Prcvitatcm cnrponun. César.