Buch 
Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
Entstehung
Seite
249
JPEG-Download
 

HISTOIRE HUMAINE. 28. ufo

batailles. La seconde ligne était armée comme ki première ; maisles triaires portaient une pique plus longue et plus légère que lejavelot.. La cavalerie formait quelquefois un corps sépare ; àl'ordinaire elle était placée sur les ailes; ses armes étaient lalance et un grand sabre. L’armure défensive de l’infanterie con-sistait en un casque qui descendait jusqu’aux épaules, surmontéd’un grand plumet ; en une cuirasse qui allait jusqu’aux genoux,et en un bouclier léger qui rneLtait le soldat h l’abri des flèches.La cavalerie avait aussi le casque ; elle portait un bouclier plusallongé, une cuirasse d’éeailles et des bottines. Elle ne se ser-ait ni de selle ni d’étrier; les chevaux élaientcouverts d’une peau.Les troupes légères étaient armées d’un casque et d’un bouclier.

La première ligne, pleine de confiance en scs propres forces ets lire d’être soutenue, brûlait du désir de remporter seule la vic-toire ; en cas de besoin, la seconde ligne marchait avec ardeur àson secours. Quand enfin le combat arrivait jusqu’aux triaires,l’amour de la République, la soif de la gloire, la crainte de lahonte et de la punition, la vengeance et la haine, le souvenirdes anciennes victoires et l’espoir d’un nouveau succès sc réunis-saient pour enflammer leur courage ; et l’ennemi qtii en avaitassez fait pour oser espérer la victoire, mais pas assez pour exter-miner son adversaire, fatigué de deux combats, trouvait au troi-sième les Romains plus forts, plus animés, plus redoutablesque jamais. La légion présentait un front tellement étendu qu’ilétait difficile de la déborder; sa profondeur donnait de la forceà son choc et empêchait qu’elle ne put être enfoncée. Elle pou-vait combattre partout, tandis que la phalange macédonienne nele pouvait que sur un terrain déterminé.

Les jeunes guerriers s’exercaient, non-seulement dans le ma-niement des armes et dans les manœuvres, mais dans tout cequi rend le corps souple et robuste ; aussi les Romains dominè-rent-ils sur le monde entier, parce qu’ils pouvaient supportertous les climats, tandis que les chaleurs de l’Italie faisaiempérir leurs ennemis par milliers. On accoutumait le soldat ro-main à traverser les rivières à la nage, à faire des courses for-cées, à descendre de son cheval et à y remonter sans l’arrêter,à ne s’étonner d’aucun stratagème et à ne jamais se croire sansressources. Les Romains acquirent ainsi celte ardeur infati-