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continent et la mer, et la réduit h la plus horrible famine. Sel-pion pénètre dans la ville , on s’y bat pendant six jours et sixnuits ; enfin il faut céder ; ce qui reste d’assiégés demande la vieet l’obtient ; mais Carthage est détruite de fond en comble , etl’Afrique carthaginoise réduite en province romaine. Scipion ,de retour h Rome, reçut, comme son aïeul, le surnom à! Afri-cain (on l’appelle le second Africain ).
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Gitei'res des Romains en Asie , en Europe et en Afrique , pen-dant les guerres puniques , et jusqu’à Vépoque de la défaitedes Cimbres et des Teutons.
De ai^ h 102 av. J.-C., espace de i 12 ans.
Guerre des Romains contre Philippe de Macédoine (21^-194). Entre la bataille de Trasimène et celle de Cannes (p.a 5 7),gagnées sur les Romains parHannibal (217-216), Philippe III, roide Macédoine, s’était fait l’allié du général carthaginois. Rome en-voya contre lui Valérius Lévinus, qui le força de brûler tous sesvaisseaux dans l’Aoüs. La défaite de Varron, à Cannes, valut àPhilippe une trêve , dont il profita pour attaquer les alliés des Ro-mains, A ttale I er , roi dePergame(p. 217), etl’île de Rhodes. Débar-rassée de Carthage par la victoire deZama, que Scipion l’Africainremporta sur Hannibal (202), Rome songea à se venger de Phi-lippe. Quintus Flamininus apporta, l’an 198 , avec les armesromaines, le vrai génie de Rome, négociations adroites, achatdes consciences vénales, alliances avec tous les amis ou Les en-nemis de Philippe (ligue Achéenne, ligue Etolienne, Nahis, ty-ran de Sparte, qui devait tout au roi de Macédoine). La bataillecélèbre de Cynoscéphale (p. 207) couronna la politique deFLami-ninus (197)* En dépit des Etoliens , la Macédoine subsista, maishumiliée, réduite à rien. Philippe fut forcé de brûler sa flotte, depayer cent talents ( 5 , 56 o,ooo fr.), de se borner à cinq cents sol-dats et de reconnaître l’indépendance de toutes les villes grec-ques. Cette indépendance fut proclamée aux jeux Isthmiques, àla stupide joie des Grecs, qui 11'entrevoyaient pas le piège cachésous cette apparente générosité (196). En effet, Flarnininus, con-tinué dans son commandement, tint partout des garnisons , dé •