HISTOIRE ROMAINE. 51 . 263
centre des arts, des lettres et des sciences, conserva quelqueombre (le liberté.
Guerres en Espagne et dans la Gaule cisalpine jusqu’àViriathe (2oo-i49)- Après La bataille de Zama, gagnée parScipion l’Africain sur Hannibal (202) , les hostilités avaientrepris en même temps chez les Cisalpins et chez les Ibères (200).Les Gaulois, toujours vaincus, reparaissaient toujours en armes.Scipion Nasica soumit les Boïens (194); les Liguriens ne cédè-rent que l’an i 63 . X-.es Ibères (Espagnols), formés à l’école desCarthaginois, résistèrent plus longtemps encore. Après la dé-faite des belliqueux Edétans (197), Rome envoya des préteurspour régir l’Espagne en qualité de province romaine. Cettemesure impolitique en souleva presque tous les peuples. Cepen-dant Caton y soumit plus de quatre cents places (195). A sondépart, les Romains n’éprouvèrent plus guère qu’une suite dedéfaites contre les Celtibériens, au point qu’il fallut l’exemplede Scipion Emilien pour déterminer la jeunesse de Rome ks’enrôler. Enfin le préteur Sulpicius Galba, pour dompter lesLusitaniens , usa de la plus noire perfidie. Sous la promesse deles transplanter dans de fertiles provinces, il les partagea entrois peuplades, qu’il éloigna les unes des autres pour lesmassacrer ensuite sans pitié. Trente mille hommes périrent vic-times de cet atroce calcul ; mais le jeune berger "Viriathe, échappédu carnage, alla se préparer dans les montagnes à faire payercher h Rome le sang de ses compatriotes (i 4 p).
Changements dans les mœurs des Romains ( 3 e et 2 e siècle).Jusqu’à la guerre d’Antiochus et le pillage de Corinthe ( 189-146), les Romains conservèrent toujours, avec la fermeté desprincipes, un peu de la férocité de leurs ancêtres.
En suivant l’ordre chronologique, on voit s’introduire aRome deux genres de spectacles bien différents, les combatssanguinaires des gladiateurs, pendant la première guerre puni-que (264)5 et l es représentations théâtrales, dans l’année qui lasuivit (240). Les Romains durent les uns aux Brutus, à l’occa-sion des funérailles de leur père; les autres, à Livius Androni-cus, qui en puisa le goût en Sicile. L’an 220, parait à Rome lepremier médecin de profession, c’était le grec Archagate. Laseconde guerre punique (219-201) ne permit point aux Romains